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L’explosion du port de Beyrouth pourrait induire des pertes permanentes pour l’économie libanaise (Bank of America)

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La banque d’affaire Bank of America estime que l’explosion du port de Beyrouth pourrait induire des pertes permanente pour l’économie libanaise en l’absence d’un soutien financier externe conditionné aux réformes économiques.

Certaines compagnies pourraient ainsi ne plus pouvoir être opérationnelles à l’avenir, en raison des circonstances sur leurs actifs. La banque d’affaires attend également une baisse à la fois des revenus liés aux douanes et aux taxes, rendant plus difficilement gérable les déficits de l’économie libanaise. La restructuration de la dette externe du Liban sera également très complexe.

La croissance économique libanaise pourrait être donc très impactée en l’absence de financement externe et d’un soutien international. Plus encore, les efforts de la reconstruction pourraient encore aggraver les niveaux des réserves monétaires en devise étrangère de la Banque du Liban.

L’une des réactions immédiates de la Banque du Liban a été de publier une circulaire, la circulaire 566 en date du 6 août 2020, qui permet aux entreprises financières non bancaires (Western Union ou OMT par exemple) de donner des devises étrangères. Cela pourrait permettre à la diaspora libanaise d’envoyer plus facilement des devises étrangères indispensables à la reconstruction pour les personnes les plus touchées. Cependant, cet impact serait limité.

Précédemment à cette circulaire, les transferts à ces entreprises étaient honorés en livre libanaise au taux de 3800 livres pour un dollar. Ces restrictions, ainsi que les restrictions imposées par les banques depuis novembre avec un contrôle informel des capitaux, ont favorisé l’émergence d’un marché noir où la monnaie locale s’est effondrée face au billet vert.

La Banque du Liban a publié la circulaire 152, en date également du 6 août 2020, permettant aux entreprises et aux foyers impactés par l’explosion du port de Beyrouth de bénéficier d’une facilité de crédit de cinq ans en dollars à un taux de 0 % d’intérêt. Les banques bénéficieraient également d’une ligne de crédit spécial sur les mêmes conditions.

Bank of America note aussi que le mécanisme de l’aide internationale promis lors de la conférence de Paris n’a pas encore été formalisé, cette aide devant être directement distribuée à la population à travers d’organisations non-gouvernementales ou via l’ONU. Cette aide intervient exclusivement dans une optique humanitaire et ne constitue pas un substitut à un programme financé par le FMI.

Quant à la banque Goldman Sachs, Elle estime que le Liban n’a pas la capacité de couvrir les pertes économiques à la suite de l’explosion du port de Beyrouth. Même s’il est trop tôt à l’heure actuelle pour estimer l’impact de l’explosion sur le secteur privé, note d’établissement bancaire, des effets importants devraient se faire sentir à court terme. La perspective économique dépendra de la réponse internationale à la crise. Cependant, il est attendu que les pays amis du Liban ne puissent proposer le programme de soutien en l’absence de réformes en profondeur, donc structurelles, des administrations libanaises.

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