Majdal Aanjar
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Les premiers camions de fioul promis par le gouvernement irakien dans le cadre de son aide suite à l’explosion du port de Beyrouth ont commencé par franchir le poste frontière libano-syrien de Masnaa dans la Békaa.

Bagdad avait, dans la foulée de l’explosion, annoncé l’envoi en urgence d’un hôpital de campagne, et d’importantes cargaisons de fioul et d’essence afin de venir en aide au Liban.

Cette information intervient alors que l’élan de la communauté internationale à aider le Pays des Cèdres se concrétise. Le Qatar a ainsi acheminé 2 hôpitaux de campagne, la France ou encore la Russie des moyens importants sur place, Paris et Rome ont décidé de l’envoi de navires à capacité médicale également, la Turquie a proposé le transfert de personnes blessées vers son territoire pour qu’elles puissent être soignées.

Ce dimanche également, une conférence d’aide au Liban est prévue à Paris à l’initiative du Président de la République Française, Emmanuel Macron. Son homologue américain, Donald Trump, a annoncé sa présence dans une conversation téléphonique avec le Président libanais, le Général Michel Aoun.

Pour l’heure, le ministère de la santé indique que 154 personnes sont décédées, plus de 100 personnes toujours portées disparues et plus de 5 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise aux environs de 18h06, heure locale.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrates d’ammonium saisis en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.

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