Liban: la loi de protection du Patrimoine finalement approuvée

A l’issu du conseil des ministres qui a eu lieu ce jeudi 12 octobre 2017, le porte-parole du cabinet et ministre de l’Information, Melhem Riachi, a annoncé l’approbation de la loi de protection du Patrimoine et des sites archéologiques. Cette loi doit cependant encore être approuvée par le Parlement libanais.

Cette nouvelle loi vise à protéger les bâtiments patrimoniaux, notamment à Beyrouth, selon le  Ministre de la Culture Ghattas Khoury, en proie à destruction en raison de la fièvre immobilière.

Ces dernières années, de nombreux bâtiments patrimoniaux ont été démolis pour être remplacés par des grattes ciels au mépris de la valeur historique qu’ils représentent, notamment dans le centre-ville de la capitale libanaise ou encore dans les quartiers de Gemmayzeh ou de Mar Michael ou une célèbre brasserie a été détruite.

Les sites archéologiques présents dans la capitale ont également été l’objet de destruction massives avec la disparition du fameux hippodrome romain de Wadi Abou Jmil ou du Port Phénicien de Minet el Hosn pour ne citer qu’eux, alors que Beyrouth était considérée comme parmi l’un des plus grands sites de fouilles potentiels  du Monde en 1994 lors de l’approbation du plan de reconstruction par une entreprise privée SOLIDERE du Centre Ville alors dévasté par la Guerre Civile de 1975 à 1990.

Cette décision est par conséquence tardive: Beyrouth a déjà perdu une grande partie de ses demeures traditionnelle; le nombre a chuté de 1.200 en 1995 à 400 en 2010 selon certaines associations présentes sur le terrain. Les autorités de tutelle faisaient part de leurs incapacité à conserver ce patrimoine en raison de l’absence d’un cadre légal adéquat.

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