Le siège de l'Association des Banques du Liban après l'explosion du Port de Beyrouth. Crédit Photo: Libnanews.com
Le siège de l'Association des Banques du Liban après l'explosion du Port de Beyrouth. Crédit Photo: Libnanews.com

Introduction : La présente étude se concentre sur le thème de la lutte contre le blanchiment d’argent dans le secteur des bureaux de change au Liban.

Les questions de recherche traitées dans cet article sont les suivantes : Dans quelle mesure les bureaux de change et leurs ressources humaines au Liban sont-ils sensibilisés à la lutte contre les techniques de blanchiment d’argent ? Comment ces institutions réagissent-elles en cas d’activités de blanchiment d’argent ? Cette étude visait à apporter des réponses à ces questions à travers une enquête auprès des bureaux de change libanais.

Nous constatons également que le niveau de sensibilisation au blanchiment d’argent est plus faible parmi les divers établissements (à responsabilités limitées ou les PMEs entre autres), et parmi les entreprises ayant plus de 15 ans d’expérience. Il semblerait que la détection et la notification des opérations de blanchiment d’argent soient plus fréquentes parmi les sociétés par actions, et que la détection soit moins fréquente parmi les entreprises de 6 à 10 ans d’ancienneté, et que la participation aux opérations de blanchiment d’argent est plus fréquente parmi les Etablissements, les entreprises situé au Mont Liban, et des entreprises avec plus de 15 ans d’expérience. L’étude se termine par des recommandations et des suggestions.

Développement : Hormis les transactions illégales sus mentionnées, les divers obstacles rencontrés par le secteur bancaire libanais s’ajoutent aux problèmes ci-dessus. L’impact de la crise syrienne sur les entreprises au Liban, en se concentrant sur les secteurs bancaire et touristique (où les banques ont constaté une augmentation du nombre de clients syriens et où le trafic touristique de la Syrie et des pays arabes vers le Liban a diminué) s’ajoutent également au problème.

Un autre secteur, qui a été durement touché par la crise syrienne, est le secteur de la construction au Liban, en raison d’une pénurie de travailleurs de la construction et de matières premières. Plus important encore, il y a l’impact de la crise syrienne sur les agriculteurs libanais et leurs exportations vers le marché syrien ou via le marché syrien et sur le côté des importations.

Un autre problème de notre économie est que les imports dépassant les exports a 90%.
L’économie libanaise est fortement corrélée à l’économie syrienne.

Depuis le début de la crise en 2010, la population libanaise souffre d’une pénurie d’électricité ainsi que d’une pénurie de carburant. Le prix de certains produits de base a augmenté, même dans le secteur de l’éducation, il y avait un problème avec les étudiants libanais qui poursuivent des études en Syrie qui ont été contraints de s’arrêter au milieu de leurs cursus. La crise a mis en évidence le fait que les deux économies ne font qu’une et que la Syrie est le deuxième poumon du Liban, comme on l’a décrit.

Le Liban a dû faire face aux conséquences politiques, certains politiciens libanais intervenant dans les affaires syriennes en fournissant de l’argent et des armes à l’opposition. Le Liban doit également faire face aux réfugiés syriens qui risquent de perturber l’équilibre sensible entre les sectes religieuses au Liban.

Nous analysons l’impact de la crise syrienne sur les responsables libanais de la banque et du tourisme, en formulant des recommandations et en proposant des solutions tangibles. Pendant des décennies, «l’hypothèse du marché efficace» (ou EMH) a été largement acceptée par les économistes financiers universitaires du monde entier. Pourtant, maintenant, au Liban, avec des défaillances majeures des systèmes bancaires ces deux dernières années à la suite de la révolution de corruption politique de 2019 et de l’épidémie de Covid 19, une image différente se construit.

De récentes études prouvent que le blanchiment d’argent, et le terrorisme, s’ajoutent à la corruption de la classe politique libanaise sont les plus grands obstacles au boom économique que le pays a tant besoin. La balance des échanges y est fortement affecté aussi.

Il était généralement admis que les marchés du secteur de l’immobilières étaient extrêmement efficaces pour refléter les informations sur les actions individuelles et sur le marché boursier dans son ensemble, avant 2019 au Liban. L’opinion croyait que lorsque l’information survient, la nouvelle se propage très rapidement et est incorporée dans les prix des titres sans report, sauf maintenant une fois que la Bourse libanaise et tout son secteur bancaire en souffrent beaucoup. Un des problèmes des économies rentières.

D’où ni l’analyse technique, qui est l’étude des cours boursiers passés pour tenter de prédire les cours futurs, ni même l’analyse fondamentale, qui est l’analyse d’informations financières (telles que les bénéfices des entreprises, la valeur des actifs, etc.), pour aider les investisseurs à sélectionner des actions «sous-évaluées», leurs permettant à obtenir des rendements supérieurs à ceux qui pourraient être obtenus en détenant un portefeuille sélectionné au hasard d’actions individuelles présentant un risque comparable.

L’hypothèse d’un marché efficace est liée à l’idée d’une «marche aléatoire», qui est un terme utilisé dans la littérature financière pour caractériser une série de prix où toutes les variations de prix ultérieures représentent des écarts aléatoires par rapport aux prix précédents.


La raison de l’idée de marche aléatoire est que si le flux d’informations n’est pas limité et que l’information est immédiatement reflétée dans les cours des actions, le changement de prix de demain ne reflétera donc que les nouvelles de demain et sera indépendant des changements de prix d’aujourd’hui. Mais les nouvelles sont par définition imprévisibles et, par conséquent, les changements de prix qui en résultent doivent être aléatoires et imprévisibles, le cas actuel au Liban actuellement.


Conclusion : Il a été révélé que les bureaux de change au Liban ont un niveau élevé de sensibilisation concernant les opérations de blanchiment d’argent, leurs risques associés et la manière de les éviter, de les prévenir et de les combattre, nous avons conclu que la majorité de ces entreprises avaient déjà détecté des opérations de blanchiment d’argent mais seule une minorité a notifié aux autorités de telles opérations, alors que plus d’un quart de ces entreprises ont déjà participé intentionnellement ou non à des opérations de blanchiment d’argent.

Georges Bellos : Educational Leadership and Management Student (LIU)
Masters Degree Holder in Geology, in Sedimentology: Option Oil and Gas (AUB)
Masters Degree Holder in Phoenician Archeology (Lebanese University)
MBA Graduate in Management (Lebanese International University)
Saloumi Road, Lebanon, [email protected]

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Georges Bellos est un auteur libano-grec et hollandais. Né à Beyrouth, il a poursuivi la majorité de sa scolarité au Liban, sauf les années collège entre la France et les USA. Géologue de formation, [option sédimentologie et diagénèse] et titulaire d’un master de géologie [juin 2008], et une license d’archéologie [février 2012], et d'un master d’archéologie [thème: période phénicienne, août 2019], il s’oriente vers la gestion et le management [diplôme de master 2e cycle en Management septembre 2019], puis s'affirme dans les sciences de l’éducation [diplôme d'enseignant, juin 2020, et diplôme de master 2e cycle en éducation et management, Juin 2020]. Il est actuellement investi dans plusieurs projets de recherche. voir ses recherches sur ResearchGate, sa page officielle sur Academia.edu et sa page secondaire à Academia.edu