Le label d’une éducation traditionnelle libanaise indique des stratégies de surprotections et de déresponsablisations.

Les moyens mis en place pour initier l’autonomie de l’enfant et sa responsabilisation progessive sont plutôt issus d’approches empruntées et appliquées selon les directives, les contextes, les conseils des uns et les avis professionnels de bien d’autres.

Malgré leurs meilleures volontés de convenir par le biais d’approches multiples, de nombreux parents reprennent ce qu’ils font le plus naturellement et ce depuis des générations. Ils vont préférer ménager l’enfant car il est  » trop tôt pour lui de devoir gérer son processus d’adaptation , sa tolérance aux manques, le sens des limites reçues, sa part de frustrations et de responsabilités ».
« A l’âge adulte il saura alors quoi faire ».
C’est bien tard qu’on lui confirme « qu’il est maintenant suffisamment grand pour prendre en charge ses propres responsabilités ».

Un parallélisme paradoxal et dysfonctionnel demeure très fréquent dans beaucoup de familles libanaises. Il se déroule entre le fait -parfois incontournable- de tolérer l’enfant sans devoir lui enseigner comment se corriger à la maison pour grandir par ses moyens et le laisser faire de ses caprices chez ses grands parents tout en n’exigant de lui que la réussite scolaire.

A noter ici que ces directives  extrêmes et contradictoires font presque toujours prévaloir des stratégies de dépendances au gains psycho-affectifs et  matériels. Ceux-ci représentent la marque majeure du chantage à visée « pédagogique ». Cette approche consiste pourtant à baser les critères de ses réussites non pas à partir du développement intrapersonel mais selon les  convenances à mentalités concernées. 

Néanmoins celà, le cheminement d’une relation parentale équilibrée avec l’enfant se construit  d’abord avec sa participation et son partenariat à la maison. Le lien affectif demeure largement sous-évalué quand il est véhiculé par des chantages liés à des produits de consommations rapides.

Le grand stress et les difficultés pour assurer ses besoins élémentaires et scolaires peuvent aussi conduire, papa, maman où la personne en charge, à réduire encore plus un temps précieux. Là où la présence effective du lien sert à la découverte mutuelle. Il s’agit surtout ici pour les parents de réaliser que l’expérience des vécus spontanés est essentielle et peut ne dépendre d’aucune gratification matérielle ou de la surprotection. La découverte des dispositions mutuelles concerne des vécus détendus et non formatés. Ils permettent à l’enfant de découvrir sa place ainsi que ses réflexions cognitives et émotionnelles à chaque étape de ses parcours, familial, scolaire et social. 

Ce lien privilégié manque pourtant drastiquement à tant de couples pressés.Ils courent chaque jour pour arriver tard. Ils dépensent parfois beaucoup pour convenir à des standards des « meilleures conditions de stimulations » pour leur enfant, laissant parfois d’autres personnes façonner l’épanouissement et le suivi de leurs enfants. Cependant, un père et une mère désireux de marquer leur marques bienveillantes dans l’éducation de leur jeune demeurent ses personnages essentiels.  

L’enfant peut bien mieux se préparer au monde scolaire quand il découvre avec sa famille l’expérience partagée des joies plurielles et des coincements mutuels au quotidien. Les parents et les jeunes couples en particulier peuvent économiser des frais supplémentaires de gâteries en rétablissant un apport éducatif important. Celui des présences consistantes pour des liens constructifs.Ils  manquent tellement à des parents ailleurs ou pressés, à des enfants décentrés et à tout citoyen disposé dans une nation dispersée ! 

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