Le Président du Liban, le Général Michel Aoun, a haussé le ton contre l’Arabie Saoudite, l’accusant d’agresser le Liban avec la détention du Premier Ministre Libanais Saad Hariri à Riyad.

S’exprimant devant le comité de l’AudioVisuel, le Général Michel Aoun a estimé qu’aucune circonstance ne justifie le délai de 12 jours de Saad Hariri au Liban. Le Président de la République le considère par conséquent en détention en contradiction avec la convention de Vienne du 24 avril 1964, réglant les rapports diplomatiques entre États, l’immunité du personnel diplomatique et l’inviolabilité des ambassades.

 

Le Président de la République a également tenu à rassurer ses concitoyens concernant la sécurité publique et économique du Liban. « Le Pays est en sécurité et l’unité nationale soutient cette sécurité », a-t-il précisé sur Twitter, estimant par ailleurs que les affaires de l’Etat ne peuvent pas être interrompues et que la démission du Premier Ministre présentée depuis l’étranger est impossible.

Michel Aoun indique par conséquent que le Premier Ministre Saad Hariri doit revenir au Liban pour présenter sa démission ou discuter avec ses partenaires politiques des solutions au retrait de cette démission.