» Je suis donc ici prêt à me soumettre d’un cœur joyeux au châtiment le plus sévère qui puisse m’être infligé pour ce qui est selon la loi un crime délibéré et qui me paraît à moi le premier devoir du citoyen. Juge, vous n’avez pas le droit, il vous faut démissionner et cesser ainsi de vous associer au mal si vous considérez que la loi que vous êtes chargé d’administrer est mauvaise et qu’en réalité je suis innocent, ou m’infliger la peine la plus sévère si vous croyez que le système et la loi que vous devez appliquer sont bons pour le peuple et que mon activité par conséquent est pernicieuse pour le bien public.» Ghandi. 1922.

La France découvre une nouvelle majorité malgré une imposante abstinence. La société civile démarque ses premières étapes alors que les politiques traditionnelles cherchent à récupérer des points.

Au Liban, le constat d’inconvenance persiste entre des décideurs d’une part et le citoyen d’autre part. Il balance inlassablement entre la dérision et la raison d’être de sa citoyenneté. Elle demeure partiellement représentée par une  nouvelle loi électorale. Le libanais continue de subir des comportements abusifs dont voici quelques caractéristiques:
La considération erronée qu’une large tranche de citoyens devrait encore agréer aux paraboles émises, aux actions promises sans délais ni étapes tangibles et à la langue de bois qui signifie qu’on ne saura pas ce qui se passe vraiment!

La désinvolture de certains responsables indique le souci tout relatif aux engagements pris. En particulier ceux qui commencent presque toujours par le branlebas de rigoureuses promesses et s’achève ensuite dans le report indéfini faute d’organisation pointue.

Un changement en démocratie ne peut se suffire d’une mesure de verticalité à plusieurs sans le regard et la participation de la société civile libanaise. Elle présente de par son equidistance des politiques en place, la critique positive et la transparence du changement vers des actions synergiques. Celles qui correspondent aux priorités de l’environnement qu’on respire et des gens tels qu’ils les indiquent.

Madame et Messieurs les ministres, le changement ne peut se passer sans la conviction et la participation des gens. Les résultats simples et progressifs ne peuvent se limiter aux échéances circonstancielles.
Il vous manque gravement de reconsidérer la place et le rôle des représentants de la société civile au sein de la gouvernance.
Ces candidatures en marche indiquent ce qui manque le plus au citoyen afin de rétablir son terrain de confiance!