Les dynamiques électorales à Jezzine, Saïda et dans le Sud : entre acclamations, rivalités...
Les élections municipales de 2025 au Liban révèlent des dynamiques contrastées : dans le Sud, de nombreuses municipalités sont remportées par acclamation, consolidant l'influence des partis chiites. À Jezzine, une bataille symbolique oppose les principales formations chrétiennes, tandis qu'à Saïda, la fragmentation du leadership sunnite se traduit par une compétition électorale intense. Ces scrutins locaux reflètent les tensions et recompositions politiques à l'échelle nationale.
Les élections municipales au Sud du Liban à l’ombre des bombardements israéliens
Entre mobilisation électorale présentée comme acte de résistance et désorganisation logistique due à l’escalade militaire, le scrutin devient un révélateur de la résilience politique locale. Dans un climat de guerre, les dynamiques communautaires, les enjeux de sécurité et la volonté de maintenir un processus démocratique sont au cœur des tensions.
Le secteur bancaire libanais en 2025 selon Fitch Solutions : un système figé entre...
Selon Fitch Solutions, le système bancaire libanais conserve 78 % de ses actifs en liquidités mais n'accorde que 4,2 % en crédits. L’exposition au risque souverain et l’absence de régulation crédible compromettent toute fonction économique. Les dépôts sont instables, la dollarisation incontrôlée et le blocage politique empêche toute réforme. La digitalisation progresse mais ne suffit pas à masquer la paralysie d’un secteur devenu inopérant.
Le Liban classé 13ᵉ sur 16 pays arabes en inclusion financière selon l’ESCWA
Le Liban se classe 13ᵉ sur 16 pays arabes en matière d’inclusion financière selon l’ESCWA, avec un score de 32,5 sur 100. Ce recul s’explique par l’effondrement du secteur bancaire, la disparition des instruments de paiement, et l’absence de régulation pour les services financiers numériques. Moins de 25 % de la population dispose aujourd’hui d’un compte bancaire, et l’infrastructure reste inadaptée aux besoins des populations vulnérables ou rurales.
Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...
En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
Liban : la dollarisation, solution d’urgence ou piège à long terme ?
Au Liban, la dollarisation s’est imposée comme un fait accompli. Alors que la livre libanaise s’effondre, les transactions en dollars se généralisent. Ce phénomène, qui s’étend à tous les secteurs de l’économie, reflète autant une tentative de survie face à la dépréciation monétaire qu’un révélateur profond des failles structurelles du pays. Enquête sur une économie de plus en plus dollarisée, entre remède temporaire et risque d’enlisement.
Budget 2025 : austérité sans vision et fracture politique au Parlement
Le projet de budget 2025 libanais repose sur une hausse des impôts indirects sans stratégie de croissance. Le Parlement débat d’un texte accusé de reconduire l’austérité, sans réforme de l’administration ni redéploiement des dépenses vers les services essentiels. L’investissement public reste historiquement bas, et aucun plan ne traite la dette de la CNSS ou les pertes de la Banque du Liban. Les marges budgétaires sont limitées, faute d’accords internationaux ou de financements extérieurs.
« Prix sans précédent » : décryptage d’une menace stratégique israélienne contre le Liban
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu évoque un “prix sans précédent” en cas d’attaque depuis le Liban. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de tension accrue à la frontière sud, alors que les frappes israéliennes se multiplient. Derrière cette formule ambiguë, se profilent des intentions de dissuasion, des objectifs politiques internes et des signaux adressés à la communauté internationale. Les réactions libanaises et régionales oscillent entre inquiétude, prudence et mobilisation défensive.
Désarmement des camps palestiniens : un tournant stratégique entre diplomatie, souveraineté et pressions sécuritaires
Le Liban engage un repositionnement stratégique en affirmant le monopole de la force de l’État sur les camps palestiniens. La déclaration conjointe des présidents Aoun et Abbas inscrit la limitation du port d’armes et la souveraineté libanaise comme priorités diplomatiques. Cette orientation vise à encadrer les tensions régionales, tout en dissociant la population réfugiée des logiques armées. La faisabilité de ces engagements dépend d’une coordination sécuritaire complexe et de contraintes locales fortes.
Le secteur de la construction au Liban chute de 28 % au T1 2025,...
Le nombre de permis de construire au Liban a chuté de 28 % au premier trimestre 2025, et la surface bâtie autorisée de 33 %. Le secteur de la construction traverse une crise prolongée liée à l’absence de crédit, la hausse des coûts et l’effondrement de la demande. Le stock immobilier invendu reste élevé, et les promoteurs ralentissent ou abandonnent leurs projets. L’activité reste largement bloquée en l’absence de réformes ou de relance publique.
Le Liban se classe 42e mondial et 12e régional dans l’Indice logistique des marchés...
Le Liban se classe 42e mondial et 12e régional dans l’Agility Logistics Index 2025, avec un score global de 4,37 en baisse par rapport à 2024. Le pays souffre de faibles fondamentaux économiques, de procédures douanières complexes et d’un manque de préparation numérique. Seules ses opportunités logistiques domestiques restent solides. Des réformes structurelles sont nécessaires pour espérer remonter dans ce classement régional dominé par les pays du Golfe.
La masse monétaire M2 au Liban progresse de 20,5 % au premier trimestre 2025,...
La masse monétaire M2 a progressé de 20,5 % au Liban au premier trimestre 2025, atteignant 308 742 milliards LBP. Cette hausse s’explique par l’augmentation des dépôts à terme et à vue en livres. Les agrégats M1 à M4 révèlent une liquidité croissante, mais sans transmission vers le crédit. La dollarisation persistante, l’atonie du système bancaire et l’absence de crédit limitent l’effet économique de cette expansion monétaire.
Le port de Beyrouth traite 881 000 tonnes de marchandises en deux mois, mais...
Le port de Beyrouth a traité 881 000 tonnes de marchandises au cours des deux premiers mois de 2025, en hausse de 9,2 % par rapport à l’année précédente. Cette progression reste largement alimentée par les importations, les exportations demeurant faibles. Le nombre de navires en baisse et les infrastructures encore partiellement reconstruites traduisent une reprise fragile. En l’absence de réforme portuaire, le principal hub maritime du Liban fonctionne en sous-capacité malgré son potentiel stratégique.
Ortagus au Liban : Washington conditionne l’aide à la paix et au désarmement du...
Morgan Ortagus, émissaire américaine, intensifie la pression sur le Liban en liant désarmement du Hezbollah et retrait israélien. Lors du Forum économique du Qatar, elle a présenté une alternative au FMI sous condition de réformes. Son déplacement à Beyrouth en juin sera crucial. Elle devrait proposer une équation politique : désarmement contre investissement, tout en évoquant des perspectives de normalisation avec Israël. Le Liban est sommé de faire des choix stratégiques majeurs dans un contexte régional sous tension.





















