Le comité de Surveillance électorale a minimisé la polémique concernant des pressions de candidats sur son action et qui avait éclaté suite à la démission d’une de ses membres la semaine dernière.

L’ancien juge Nadim Abdoul Malak a ainsi déclaré qu’il n’y a plus d’obstacles conséquent qui empêchent le bon fonctionnement de l’institution, et que le budget de fonctionnement de cet organisme a été adopté. Il a également écarté tout risque de nouveau départ de ses membres restants et appelé à ce que Silvana al Lakkis revienne sur sa démission.

Le responsable du comité de supervision électorale, l’ancien juge a également regretté que ce dernier n’ait aucun pouvoir sur « les candidats politiques » participants aux prochaines élections législatives du 6 mai prochain.

Ce dernier estime que « les compétences attribuées au comité n’ont pas été définies« . Répondant aux questions des journalistes, l’ancien magistrat estime que ces dernier font « en sorte que ce comité réclame une responsabilité beaucoup plus grande que celle confiée par la loi« , tout en assurant que cet organisme demeure indépendant et coopère avec le Ministère de l’Intérieur.
Le responsable a poursuivi, indiquant que tout incident est documenté et que le comité est prêt à présenter ses dossiers devant le Conseil Constitutionnel, le cas échéant.

Ces déclarations interviennent après la démission, la semaine dernière, d’une membre de ce comité de supervision, Silvana al Lakkis. Elle dénonçait alors les restrictions faites sans donner plus de détails, pour empêcher à ce que le comité puisse conduire son rôle d’organisme de surveillance des prochaines élections législatives.
Selon des sources bien informées, il s’agissait principalement de protester face à l’absence de fonds disponibles pour financer le travail de ce comité.

D’autres sources accusaient des ministres d’utiliser des services de l’état pour conduire leur campagne législatives alors que parmi les 30 ministres actuels, 16 ont présenté leurs candidatures.

Des incidents électoraux dans plusieurs régions

Ces déclarations interviennent alors que des incidents ont éclaté ce weekend dans différentes régions libanaises.

Au Nord Liban, dans la ville de Ballaneh au Akkar, l’autoroute internationale a été bloquée suite à l’annonce d’une visite de l’ancien ministre de l’intérieur Ashraf Rifi par des sympathisants du Courant du Futur. Des jets de pierre ont été échangés entre les 2 bords.

Au Sud Liban, un candidat contre le Hezbollah a été victime d’une agression, alors que dans la localité de Choueifait, au sud de la capitale, des coups de feux ont été échangés par les membres de 2 bords politiques qui s’opposent lors de ce scrutin.

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