S’exprimant sur les ondes de la MTV Lebanon, le dirigeant des Forces Libanaises Samir Geagea, accusé par les mouvements Amal et Hezbollah d’être à l’origine des incidents du 14 octobre 2021 à Tayyouneh, refuse de comparaitre devant le tribunal militaire si le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, ne s’y rend pas également.

Cette information intervient alors que, de source médiatique, on indique que les premiers témoignages recueillis auprès des personnes arrêtées par les services de renseignement militaires font état d’une implication des forces libanaises dans ces incidents.

Accusant le procureur militaire Fadi Akiki d’être le commissaire du Hezbollah, il a indiqué n’être prêt de témoigner qu’en cas d’audition préalable de Hassan Nasrallah, avant de se référer aux accusations à son encontre dans l’attentat de Notre Dame du Salut de Kaslik pour lequel il avait été accusé et envoyé en prison durant 11 ans avant d’être amnistié en 2005.

Samir Geagea a également nié avoir eu recours à des snipers, estimant que les auteurs des tirs seraient les habitants d’Ein Remmeneh, quartier dans lequel il est né, qui se seraient “défendus, selon lui face à une invasion.

Répondant aux propos du secrétaire général du Hezbollah qui l’accusait de rechercher à provoquer une nouvelle guerre civile et ainsi de créer un canton chrétien, le dirigeant des FL a répondu que son choix n’est pas celui de la guerre.

Que personne ne pense que la confrontation avec le Hezbollah est militaire. La confrontation est politique par excellence

Samir Geagea, le 21 octobre 2021.

Il a également réfuté l’existence d’une organisation militaire au sein des FL, indiquant avoir 35 000 membres au sein de son parti et réfusant tout lien avec Daesh ou Al Nosra.

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