Le compte Twitter de Jan Kubis
2 minutes à lire

Le coordinateur spécial pour le Liban Jan Kubis a indiqué dans une série de Tweets que le groupe international de soutien au Liban déplore toute absence de progrès dans la procédure de formation du prochain gouvernement.

La réunion d’aujourd’hui du Groupe de soutien international à Beyrouth a discuté avec de graves préoccupations de l’aggravation de la crise complexe en #Lebanon , a déploré le manque de progrès dans la formation d’un gouvernement, mais aussi l’absence d’une action plus déterminée des institutions étatiques et financières existantes.

Ainsi Jan Kubis estime également que l’étranger est plus préoccupé « par le bien-être et le sort du #Liban et de son peuple, plus alarmé par le manque d’action et la temporisation que les élites politiques du pays ».

Le Groupe de soutien international, créé en septembre 2013 est composé de l’ONU, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Sont également présents l’Union européenne et la Ligue arabe.

Le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août dernier, après la démission du cabinet Hassan Diab suite à l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août. Le 31 août, Mustapha Adib a été nommé Premier Ministre à l’issue des consultations parlementaires obligatoires menées par la Présidence de la République.

Le 8 octobre 2020, l’ancien premier ministre Saad Hariri se déclare candidat à ce poste après avoir indiqué faire des concessions au sujet de l’attribution du portefeuille des finances qui devrait ainsi revenir au candidat soutenu à la fois par le Hezbollah et le mouvement Amal.

Pour le moment, le processus de formation du gouvernement Hariri IV semble être totalement à l’arrêt en raison de divergences de plus en plus importantes entre partis politiques et l’exigence du premier ministre désigné à nommer lui-même les ministres chrétiens alors que la communauté chiite et sunnite nommera leurs représentants.

Par ailleurs, les menaces de sanctions économiques américaines visant certaines personnalités libanaises semblent également complexifier le processus, certains partis potentiellement visés souhaitant faire monter les enchères.

La formation d’un nouveau cabinet est essentielle pour la mise en place du programme de réformes économiques exigées par la communauté internationale et nécessaire face à la crise que traverse le Pays des Cèdres alors que la situation continue à se dégrader avec une détérioration de la monnaie nationale face au billet vert.

Si vous avez trouvé une coquille ou une typo, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité est disponible uniquement sur un ordinateur.