Les partisans du Président de la Chambre ont à nouveau manifesté bloquant les rues du centre-ville de Beyrouth suite aux propos du Ministre des Affaires Etrangères Gébran Bassil, le décrivant comme un voyou, au lendemain de plusieurs incidents qui ont eu lieu à proximité du siège du CPL à Sin el Fil. La permanence Aouniste de Mar Elias avait également été incendiée hier.

Par ailleurs, les routes des localités chrétiennes de la région de Jezzine seraient actuellement coupées par les partisans d’Amal.

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Ces incidents interviennent alors que les appels au calme se multiplient.

Le Président de la République appelle aux excuses réciproques

Le Président de la République, le Général Michel Aoun, par ailleurs beau-père du Ministre des AF Gébran Bassil, a décrit dans un communiqué les évènements de lundi comme une faute majeure qui a amené à d’autres fautes majeures, estimant par ailleurs que l’abaissement de la rhétorique politique n’honore pas le Liban.

“Ce qui s’est passé dans les rues était une erreur majeure provoquée par une erreur. En conséquence, et du fait de ma position constitutionnelle et familiale, je pardonne à tous ceux qui m’ont insulté et à ma famille, et j’ai aussi hâte d’être pardonné entre ceux qui se sont insultés,” peut-on lire dans le communiqué avant d’appeler à la préservation de la stabilité, de la sécurité et de l’union nationale.

Le CPL appuie la position du Président de la République

Le parti présidentiel a également publié un communiqué lu par le député Ibrahim Kanaan ce mardi.
Il a ainsi indiqué que le Ministre des AF a déjà fait part de ses excuses à plusieurs reprises.
 
Evoquant les incidents de ce lundi, le CPL pardonne les sympathisants du mouvement Amal qui auraient attaqué le siège du CPL ce lundi, soulignant par ailleurs que la dignité des libanais est égal et qu’il faut sauvegarder les propriétés publiques et privées.

Le Courant du Futur appelle au calme

Le parti du Premier Ministre Saad Hariri, qui a quant à lui débuté ce mardi une visite officielle en Turquie, a appelé tous les bords au calme, rappelant le nécessaire respect des accords de Taëf garantissant l’union nationale et la stabilité.

Le Courant du Futur a également exprimé ses regrets face à la rhétorique politique qui aurait atteint des limites inacceptables.

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