Plusieurs axes majeurs ont été coupés au Liban dans un mouvement de protestation contre la dégradation des conditions sociales et économiques ce soir.

Il s’agit notamment du cas de l’autoroute Beyrouth-Tripoli au niveau de la localité de Chékaa ou encore au niveau d’Aramoun ou des manifestants ont brulé des pneus au travers de ces axes.

Les routes Bchamoun-Aramoun ou encore de la localité d’El Akoumi et Malloula-Tabbaneh ont été rouvertes à la circulation. À Tripoli même, le trafic de la place Abdel Hamid Karamé a également été perturbé pour quelques heures avant de pouvoir reprendre son cours.

Plus loin  le trafic sur la route internationale qui traverse Beddawi et qui relie Tripoli à Minya dans le Akkar est interrompu au niveau de la localité d’Al-Badawi près de la “station d’Akuma”, provoquant d’importants embouteillages.

Dans le Kesrouan, la circulation de l’autoroute a été perturbé au niveau de l’enseigne Soldini avant de reprendre.

Dans la Békaa, des scènes similaires ont été rapportées par l’Agence Nationale d’Information ANI, au niveau de la localité de Dawar al-Jabali.

Ces mouvements interviennent alors que le ministère de l’énergie a publié ce mercredi une nouvelle grille tarifaire induisant une nouvelle hausse des prix des carburants, dépassant désormais les 300 000 LL par bidon de 20 litres, un niveau du jamais vu alors que la crise économique a induit une forte dégradation du pouvoir d’achat de la population et qui pourrait induire une nouvelle forte hausse du taux d’inflation que connait actuellement le Pays des Cèdres.

Désormais, le salaire minimum de 600 000 LL équivaut moins de 30 USD et le salaire médian, moins de 100 USD amenant plus de 82% de la population à vivre en-dessous du seuil de pauvreté fixé à 6 USD par jour.

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