Le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé a annoncé le début de la vente de devises étrangères via les banques commerciales au taux de la plateforme électronique Sayrafa à partir de ce lundi, alors que certaines observateurs s’interrogent toujours sur les possibilités réelles des établissements bancaires à procéder à une telle opération.

Pour rappel, la banque centrale a mis en place cette plateforme Sayrafa en juin dernier.

Y participent, outre la Banque du Liban, les agents de change agréés ou encore les banques commerciales, contrairement à la précédente plateforme également dénommée Sayrafa mise en place en juin 2020.

Si, selon la BdL, cette plateforme prend en compte l’offre et la demande, les observateurs notent que la parité de la livre libanaise face aux devises étrangères n’évolue pas contrairement aux promesses de la Banque du Liban. Elle n’a en réalité pas varié depuis son lancement, avec un taux de change toujours de 12 000 LL/USD.

Cependant, ce taux de change augmente encore la masse monétaire, qui dépasse désormais les 40 000 milliards de livres libanaises, en très forte hausse depuis 2018, et qui constitue un facteur important dans la perte de valeur de la monnaie locale.

Cependant, des informations font état d’anomalies concernant les transactions effectuées par les agents de change officiels et qui ne seraient pas suffisantes pour payer les dépenses opérationnelles de ces derniers alors qu’une circulaire les oblige à enregistrer toutes les opérations d’achat et de vente effectuées. Le dossier de ces derniers pourrait être ainsi remis aux autorités compétentes dès la semaine prochaine.

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