Crédit Photo: François el Bacha
Crédit Photo: François el Bacha

Triste jour…. Noir ! Mon cœur tangue entre un pays qui se détruit sous mes pieds et mes rêves de construire une nation. Une ! Les mots flambent. Notre terre aussi. La politique s’en fout et se fout de nos gueules. Un peu comme n’importe quel jeu d’enfants. A qui tire mieux les ficelles. A qui ne pense qu’a lui et pas a l’Histoire. Celle qui construit les hommes. Les vrais. Ceux qui ont de principes qui se battent pour des droits. Les nôtres. Des droits de citoyenneté, des droits de vie commune. Loin de Dieu.

Oui Dieu… partout ! N’importe où. A la moindre occasion, le foutre tant bien que mal dans tous les petits trous. Dieu ! Encore lui ? Toujours lui. Malheureusement. Entre deux lois, entre deux doigts. Comme pour nous emprisonner un peu plus. Nous empoisonner jusqu’à la moelle pourrie.

Et si Dieu n’existait pas ? Et si Dieu n’était que pure invention ? Et si Dieu n’est supposé qu’appartenir à mon cœur, à mes croyances. Entre moi et moi même. M’agenouiller mains jointes, ou sur les genoux. Clocher ou minaret. Quelle importance ! Allah, ou Jésus…Une religion. Une croyance. Subjectivité ! Loin de la gérance d’un pays.

Et si Dieu justement en a marre de nos histoires et voudrait bien qu’on lui foute la paix. Un peu… Un tout petit peu. Parler de Dieu, l’évoquer. Comme si il n’appartient qu’à eux. Eux ces politiciens, ces dépravés de principes, qui veulent acheter les lois des cieux, au nom d’une nation qui n’existe plus depuis belle lurette.

Dieu ! Mal foutu, toujours bafoué comme pour nous faire peur des anges et de l’enfer qui vient avec. Peur que le ciel nous tombe sur la tête. De Saint Pierre et des vierges qui attendent en dansant une salsa alambiquée. Dieu, qui n’appartient qu’ à Nietzche peut être. Qui n’a pas de confessions. Qui n’est qu’idée à imaginer et à vivre. Qui n’est ni maronite, ni sunnite, ni druze.

Continuer à vivre au sein d’un pays théocrate. Continuer à supporter ces niaiseries qui n’évoquent que la différence de l’autre. Applaudir des politiciens qui surchargent les différents au lieu de rapprocher le peuple. Qui brandissent des slogans de liberté, d’indépendance et de vie harmonieuse, tout en votant pour une loi qui date des hommes de Cro-Magnon. Qui cela dit, n’avaient toujours pas découverts Dieu, et préféraient prier le soleil. Humanité Païenne ! Transformée en humanité hypocrite. Liban théocrate. Libanais en stagnation constante. Consentante. Une situation qui empire avec les années qui viennent, avec les élections qui se répètent. Les mêmes sièges pour les mêmes têtes. Les mêmes fesses de babouins au sein d’un parlement stérile.

A tous ces politiciens, et tous les gros mots que j’ai envie de vous dire. Vous qui faites que notre jeunesse file sous nos pieds, qui nous obligent à nous endetter pour survire, qui nous poussent à signer des contrat de travail Outre-mer, qui débitent des bobards enveloppés sous des noms de liberté et de fraternité. Vous pour qui je n’irai pas voter. Surement. Pas.

Et si Dieu le veut et, me donne des dizaines d’années à venir, j’irai cracher sur vos tombes. A plein poumons ! A cœur ouvert et à cris tendus !!!!

Hala Moubarak