Rencontre entre le Président de la République Michel Sleiman et le Premier Ministre Nagib Mikati. Crédit Photo: Dalati & Nohra
Rencontre entre le Président de la République Michel Sleiman et le Premier Ministre Nagib Mikati. Crédit Photo: Dalati & Nohra

L’accusation portée à l’encontre de 4 ministres libanais dont le ministre de l’intérieur par intérim Ziad Baroud, le ministre des transports Ghazi Aridi, le ministre des télécoms Charbel Nahhas et le ministre de l’énergie en raison de son précédent mandat à la tête du ministère des télécoms Gébran Bassil a pris un nouveau tournant suite aux déclarations faites hier par le nouveau premier ministre Nagib Mikati qui se déclarait surpris par les nouvelles demandes du TSL, indiquant que l’enquête était normalement close depuis la remise des actes d’accusations par le procureur Daniel Bellemare au Juge Daniel Fransen. Nagib Mikati s’est également déclaré inquiet des conséquences de l’affaire, estimant qu’elle pourrait conduire le Liban à être placé sous le chapitre VII des Nations Unis.

Ses mêmes inquiétudes ont fait échos dans les derniers propos du député Walid Joumblatt, qui indique aujourd’hui dans les colonnes du quotidien As Safir que la mise sous tutelle internationale du Liban pourrait avoir des conséquences catastrophiques, accusant « certains partis libanais » de le rechercher. Walid Joumblatt a annoncé son total soutien aux 4 hommes, estimant que les données demandées par la cour de justice n’ont aucun lien avec l’enquête concernant l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005.

Au sein de la communauté internationale, la France et la Grande Bretagne ont appelé le Liban à poursuivre sa coopération avec le TSL.

Pour rappel, le procureur général du Tribunal Daniel Bellemare aurait demandé le mois dernier, des informations supplémentaires,  informations auxquelles, les différents ministres nommés, à savoir le ministre de l’intérieur Ziad Baroud, le ministre des Transports Ghazi Aridi, le ministre actuel des Télécoms Charbel Nahhas et son prédécesseur et actuel ministre de l’énergie Gébran Bassil, n’ont pas répondu.

Selon la presse libanaise, le refus du ministre de l’intérieur Ziad Baroud à accorder au TSL, était motivé par en raison de sa demande d’obtenir la presque totalité des empreintes digitales de la population libanais. Ziad Baroud a indiqué avoir agi en conformité avec les lois libanaises, estimant suffisant la transmission d’une centaines d’empreintes digitales seulement. Le ministre des transports Ghazi Aridi a indiqué, dans une conférence de presse, qu’il ne dépassera pas  « limites au nom de la cause du président martyr Rafic Hariri », et annonçant n’admettre aucune infraction  du droit du TSL ou de toute institution. Le Ministre des télécoms Charbel Nahhas aurait estimé  ces demandes contraire à la loi 120 portant sur les écoutes téléphoniques, et violant la liberté publique. Il se serait également inquiété de la diffusion de conversations privées de ministres et de député.