Le logo du courant du futur (Liban)
Moins d'une minute de lecture

La député Roula Tabash a estimé que la dégradation des relations entre la Présidence de la République et le Courant du Futur a atteint un point de non-retour, accusant le Président Michel Aoun d’avoir violé la constitution et les accords de Taëf lors d’une interview radio.

Pour rappel, le Courant du Futur a annoncé son boycott de la réunion des dirigeants des blocs parlementaires qui aura lieu ce mardi.

La député a ainsi accusé la présidence de la république d’avoir déjà violé la constitution alors que le dirigeant du CDF, Saad Hariri, était encore Premier Ministre, ou encore de ne pas avoir entrepris immédiatement les consultations parlementaires obligatoires prévues par la constitution. Pour rappel, la Présidence avait estimé que la constitution ne prévoyait aucun délai pour leurs tenues et estimait nécessaire la désignation d’un premier ministre et d’un gouvernement dans la foulée pour éviter tout délai dans la constitution de la prochaine équipe gouvernementale.

Roula Tabash estime également que l’invitation faite aux dirigeants des blocs parlementaires est contraire à la constitution et se demande pourquoi ne pas les avoir organisé avant la proclamation du plan de sauvetage de l’économie libanaise par le Premier Ministre Hassan Diab, la semaine dernière. Selon elle, il s’agirait, pour la présidence de la république, de garantir une majorité parlementaire au premier ministre, ce qui contreviendrait aux prérogatives du parlement. Par conséquent, Baabda violerait les droits du parlement et consacrerait la mise en place d’un régime présidentiel, contraire aux accords de Taëf.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité marche uniquement sur un ordinateur. Ceci n’est pas un espace pour les commentaires. Les commentaires sont disponibles plus bas.