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Selon les derniers chiffres publiés par la Banque du Liban, les réserves monétaires brutes de la banque centrale continuent à fondre en date du 15 février 2020. Elles seraient désormais estimées à 30 milliards 485 millions de dollars.

Pour rappel, ces chiffres n’incluent pas les réserves en or, estimées à 14 milliards de dollars et les obligations que la Banque du Liban détiendrait. Elle avait ainsi remboursé les obligations venant à échéance en mai et novembre derniers.

Pour l’heure, les réserves monétaires utilisables seraient estimées de 4 milliards à 10 milliards de dollars selon Moody’s et 15 milliards selon Fitch.

Par ailleurs, la banque du Liban détiendrait également 54 548 milliards de livres libanaises d’actifs étrangers, également en diminution. Ils étaient estimés à 55 262 milliards de livres libanaises fin janvier. Par ailleurs, les bons du trésor qu’elle détient sont pratiquement inchangés, à 57 558 milliards de livres libanaises au 15 février contre 57 469 milliards de livres libanaises au 31 janvier.

Ces chiffres interviennent dans un contexte tendu, suite à une possible mise à défaut du Liban, avec l’arrivée à échéance d’une émission obligataire de 1.2 milliards de dollars. Alors que les banques libanaises souhaiteraient ces obligations être remboursées afin de faciliter l’augmentation du capital de ces dernières, tout en ayant vendu une grande partie à des organisations étrangères, alors que les experts indépendants estiment plutôt que le Liban est en cessation de paiement depuis mai dernier, puisqu’il s’agit de la BDL et non du ministère des finances a procédé en remboursement des obligations arrivées à échéance à cette date, et qu’il s’agit de réserver les réserves restantes à l’achat de produits de première nécessité.

Par ailleurs, une équipe du Fonds Monétaire International est attendue ce jeudi à Beyrouth, pour proposer au gouvernement libanais son expertise pour une possible restructuration de la dette publique qui atteint des records, avec 166% du PIB. Cependant, la mise en défaut reste obligatoire pour pouvoir renégocier la restructuration de la dette avec les organisations créancières.

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