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Le Tribunal Spécial pour le Liban a publié un acte d’accusation concernant les attentats ayant visé Marwan Hamadeh, Georges Haoui et Elias Murr. L’institution indique que ces 3 attaques seraient liées à l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005.

Ainsi, un membre du Hezbollah, Salim Ayyash, serait désigné par le Tribunal comme étant à l’origine de ces attentats.

Selon le TSL, Salim Ayyad faisait déjà l’objet d’un acte d’accusation concernant l’assassinat de l’ancien premier ministre:

Né le 10 novembre 1963, Salim Ayyash est le fils de Jamil Dakhil Ayyash et de Mahasen Issa Salamel. Il a résidé, entre autres, rue al-Jamous, bâtiment Tabajah, sis Hadath au sud de Beyrouth, et dans l’enceinte de la propriété familiale de Ayyash à Harouf, Nabatiyeh, au sud du Liban.
Ayyash est serait le commandant militaire du Hezbollah du sud, vétéran de la guerre de 2006 avec l’Israël et considéré par les membres du Hezbollah comme « intouchable ». Il est titulaire d’un passeport américain et volontaire de la Défense Civil Du Liban.
Le 14 février 2005, Rafic Hariri, ancien Premier ministre du Liban, a été assassiné à la suite d’un attentat-suicide par explosifs à Beyrouth. En sus de l’homicide de Hariri, l’explosion a causé la mort de 21 autres personnes et infligé des blessures à 231 personnes. À ce moment, Hariri était député au Parlement. Après l’explosion, la chaîne d’informations Al Jazeera à Beyrouth a reçu une cassette vidéo dans laquelle un homme se déclarait responsable de l’attentat-suicide et membre d’un groupe fondamentaliste fictif dénommé “Victoire et Jihad en Grande Syrie”.
L’analyse des communications, les déclarations de victimes et les preuves documentaires examinées tout au long de l’enquête ont conduit à l’identification de quatre personnes (entre autres) qui avaient joué un rôle dans cet acte de terrorisme. L’enquête a identifié Salim Jamil Ayyash, Mustafa Amine Badreddine, Hussein Hassan Oneissi et Assad Hassan Sabra.
Salim Ayyash est accusé d’avoir pris la direction de l’équipe d’exécution de l’assassinat de Hariri.
Le Procureur du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) a déposé un acte d’accusation à l’encontre de ces personnes qui a été confirmé le 28 juin 2011 par le juge de la mise en état.
Le 30 juin 2011 l’acte d’accusation et les mandats d’arrêts à l’encontre de Ayyash, Mustafa Badreddine, Hassan Oneissi et Assad Sabra ont été transmis aux autorités libanaises. Ayyash est toujours en fuite.

Pour rappel, Le TSL a été inauguré le 1er mars 2009. Il a été a été créé à la suite d’une requête soumise à l’Organisation des Nations Unies par le Gouvernement libanais. L’accord entre le Liban et l’ONU n’ayant pas été ratifié, les dispositions de l’accord sont entrées en vigueur à la suite de la Résolution 1757 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Son siège se trouve dans la banlieue de La Haye aux Pays-Bas, et le Tribunal a également un bureau à Beyrouth au Liban.

Sa mission principale est de poursuivre en justice les personnes accusées d’avoir perpétré l’attentat du 14 février 2005, qui a fait 22 morts, y compris l’ancien Premier ministre du Liban Rafic Hariri, et blessé de nombreuses autres personnes.

Son objectif a été élargi à la demande des autorités libanaises d’alors, le gouvernement Saniora I à différents dossiers et notamment aux attentats ayant couté la vie à l’ancien secrétaire général du PCL Georges Haoui, à l’ancien ministre de l’intérieur et de la défense Elias Murr et à Marwan Hamadé.

Pour rappel, Marwan Hamadé avait été visé par l’explosion d’une voiture piégée le 1er octobre 2004 dans la partie Ouest de Beyrouth. Son garde du corps avait alors été tué. Il s’agissait alors du premier attentat d’une série qui allait couter la vie au Premier Ministre Rafic Hariri.

Le 12 juillet 2005, Elias Murr, alors vice-premier ministre et ministre de la défense au sein du gouvernement , est la cible d’une tentative d’assassinat à Naccache via une voiture piégée à laquelle il survit avec des blessures légères.

Georges Haoui a été assassiné le 21 juin 2005 par une bombe placée sous le siège de sa voiture.

Tous les trois étaient alors considérés comme opposants à la présence syrienne au Liban.

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