De l’Arabie Saoudite, le chef du gouvernement Saad Harriri annonce sa démission.

Le Liban est ainsi confronté à une crise de pouvoir sans précédent. Le semblant harmonieux entre des politiques adverses semble dépassé. L’abcès est ouvert. Ce qui se disait en coulisse à travers des mots virulents et des silences angoissants se manifeste par des échanges et des talk shows sans gants. Des conflits politiques s’exposent avec des colères longtemps tassées. Les tensions sous-jacentes et insinuantes au risque de dérapages augmentent sensiblement.

Cependant, le contenu proprement diplomatique des rapports existants entre l’Arabie Saoudite vis à vis du pouvoir démocratique en place au Liban se doit  de ne pas indiquer des leçons, des directives obligées, des menaces tous azimuts, des accusations diverses et l’irrespect flagrant vis à vis des personnalités en charge de l’Etat !

Tout le monde sait enfin ce que chacun pense et pour ne plus prétendre mais faire un pas en avant, il faudrait surtout convenir sur ce que le libanais veut consacrer enfin pour son identité citoyenne. Elle se doit de représenter un sens et un contenu non conflictuels, écrits et signés  par nos composantes afin que les appartenances religieuses et culturelles millénaires se réactualisent par la dynamique des connaissances réciproques et par  l’indispensable pratique d’une citoyenneté ouverte, bien au delà du monde restreint à chacun d’entre nous. Le libanais indépendant, libre et conséquent est celui qui garde la tête haute de par le monde car il s’interdit d’abord tout faux semblant pour lui-même!