Aphorismes et gesticulations n’ont pas manqué. The show is on the road, Carlos.

Il n’a pas déçu Anne, notre « papesse » de la com’ : un « performer », hors normes, après un si long voyage et si peu de préparation. Anne « ne le connaissait pourtant pas ». Un reste de migraine de l’affaire François Fillon ?

Sa com est prête depuis Tokyo. À la veille du voyage, Carlos achète quelques douceurs au sésame dans son magasin préféré et prend la pose avec des clients dans un restaurant. Puis arrive l’inconfortable mise en boîte… à musique trouée pour l’oxygéner. Il passe les contrôles en douce avec une arrivée en jet privé à l’aéroport de Beyrouth, via Istanbul. Ni vu ni connu avec papiers en règle, s’il vous plaît.

Pas de réception officielle. Le président Aoun lui rend hommage en son palais de Baabda. Anne était-elle de l’entretien ? Impossible. L’entretien n’a jamais eu lieu, selon le communiqué officiel.

Carlos est chez lui, dans sa « villa Rose », achetée par Nissan dit-on. Il porte le statut honorifique de « wanted » d’Interpol. Journalistes et curieux se pressent, sous la pluie, sur le mince trottoir en face de chez lui. Point de crissements de pneus, de sirènes avec des inspecteurs, pistolets au poing, pour le menotter et perquisitionner son domicile. Ici, il prépare sa défense dans le calme et la sérénité, gîte et couvert garantis, au doux son des caméras de télévision.

Sa prestation sera réalisée dans les locaux du syndicat de la presse libanaise, pour réclamer justice et équité. Partis et clans politiques sont d’une discrétion de lilas sur le sujet, hormis quelques objections sur le devenir des relations libano-japonaises. Monsieur Diab, Premier ministre à l’essai depuis quelques semaines, bénéficie de l’estime bruyante des manifestants sous ses fenêtres, mais pas Carlos. Pourtant, ne joue-t-il pas dans la même cour ? Dire que certains espéraient, un jour, le saluer comme président de la République, polyglotte de surcroît.

La qualité de la conférence de presse ce 8 janvier fut telle que le parquet libanais, sorti de sa torpeur hivernale, convoqua notre héros et lui signifia qu’il ne devait pas quitter le pays. Il gardait, libre, son « second » passeport et sa carte d’identité libanaise. Carole, son épouse, recherchée depuis peu par Interpol, n’est pas concernée.

Les verra-t-on prochainement, dans une barque de luxe clandestine, voguer vers quelques rivages de la Méditerranée pour demander l’asile politique ?

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