Le secrétaire d'état américain Mike Pompeo. Source Image: Wikipedia
Le secrétaire d'état américain Mike Pompeo. Source Image: Wikipedia
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Accueillant la nouvelle de la formation du gouvernement libanais, le secrétaire d’état américain aux affaires étrangères, Mike Pompeo, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour savoir si l’administration américaine coopèrera avec le nouveau cabinet Hassan Diab.

Le responsable américain s’exprimait depuis la Jamaïque où il se trouve actuellement. Il a indiqué que Washington surveillera les engagements du Liban face à la communauté internationale, mettant en garde contre une terrible crise financière qui pourrait avoir lieu d’ici une semaine.

Washington est prêt à aider le Liban et à soutenir le gouvernement Diab, si celui-ci s’engage aux réformes promises, note Mike Pompeo, indiquant par ailleurs que les Etats-Unis souhaitent un gouvernement non-corrompu qui reflète la volonté populaire.

Si ce gouvernement est sensible à cela et qu’il y a un nouvel ensemble de dirigeants qui sont prêts à prendre à respecter ces engagements, c’est le genre de gouvernement que nous soutiendrons dans le monde et le type de gouvernement que nous soutiendrions au Liban.

Par ailleurs, le responsable américain a également réagi sur le réseau social twitter.

La force de tout gouvernement réside dans ses actions et sa réactivité aux demandes de son peuple. Le peuple libanais exige une nouvelle direction. Seul un gouvernement capable d’entreprendre des réformes tangibles rétablira la confiance des investisseurs et débloquera l’aide internationale pour #Liban.

Pour rappel, le gouvernement Diab a été formé ce mardi soir et une première session du nouveau conseil des ministres a eu lieu ce mercredi. Le Premier Ministre Hassan Diab a souligné l’urgence d’entreprendre rapidement des mesures face à la crise économique qui menace l’économie libanaise d’effondrement, la dette publique atteignant 154% du PIB, le déficit budgétaire ayant atteint 11.9% en 2019, selon les estimations initiales, le taux de chômage étant estimé entre 30% et 40% de la population active et des rapports indiquant que 50% de la population pourrait vivre sous le seuil de pauvreté en 2020.

Cette crise économique a également engendré une instabilité politique, avec d’importantes manifestations qui ont éclaté dans la nuit du 17 au 18 octobre dernier et qui avaient amené le précédent gouvernement Hariri III à la démission, le 29 octobre. Les manifestants soulignent la corruption qui gangrène la classe politique et en exigent toujours le départ.

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