To the end of leadership

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“Si conformément à l’esprit des mandats, certains pays accèdent à l’indépendance, celle-ci sera très limitée. Le nationalisme arabe ne reconnaîtra pas la légitimité de ces découpages et les États seront frappés d’illégitimité et resteront durablement fragilisés, comme le montre la situation actuelle. Et ce d’autant que les mandats ont contribué à la balkanisation du Proche-Orient arabe, source de conflits et d’instabilités actuels. La constitution du Foyer national juif a durablement plongé la région dans un cycle de violences qui semble loin aujourd’hui de se terminer”. (1).

Le Moyen Orient appartient aux perspectives des grandes puissances et ce depuis sa création. Elles perdurent à pomper la propension de ses richesses et à jouir de la richesse inestimable des faits historiques.

Cependant quand le vécu de la coexistence est gravement menacé, les drames et ses incohérences demeurent ces temps douloureux sur la marge des multiples interventions. Le modèle de vie commune islamo-chrétienne s’effrite considérablement. Les représentants de l’Islam modéré hésitent à clamer ensemble et activement la place de la miséricorde au coeur de la spiritualité Coranique face à tout ceux qui “défendent” faussement l’arrogance des hommes; le vice, le cloisonnement, l’archaïsme, la rébellion et la violence. Les monarques d’Arabie ont promu des rites extrémistes, permis de miner la pensée unie arabe, défavorisé les différentes familles de l’Islam modéré, culbuté les moyens de concilier avec la chrétienté et avili les droits de la femme. Ils font perdurer la tranquillité d’Israel vis à vis de ses voisins, rendant inefficace toute résistance isolée. D’autre part, les “sauveurs” tous calibres se préparent à Vienne pour un accord futur concernant la Syrie. La gouvernance fantoche ou instable caractériserait-elle l’unique alternative aux intérêts stratégiques mouvants? La volonté du peuple syrien existerait-elle comme suspendue au processus provisoire d’un projet illusoire? L’occident serait-il déjà le prochain substitut à la terre d’Orient?

Pourtant, fièrement enracinée, la culture des religions respire vraiment ailleurs, quoique mal préservée et constamment menacée. Elle s’isole sur les pages de l’histoire et retient par miracle un héritage vivant et fascinant. Cependant, des chefs étrangers débattent en connivence leurs parts des acquis. Avec des prestiges vétustes, ils appartiennent désormais à un échec lamentable. Celui des puissances démissionnaires sur la scène des lamentations.

(1) Nadia Hamour
(août 2009)
Enseignante d’histoire contemporaine à l’université Paris IV Sorbonne

Joe Acoury.

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