Georges Adwan, avocat, député du Chouf et vice-président du parti des Forces libanaises, a convenu que la décision hier du Parlement « a une portée morale beaucoup plus que juridique» mais a expliqué que « si elle n’est pas respectée, le Parlement peut facilement l’invoquer pour aller vers le vote d’une loi levant le secret bancaire de façon limitative dans le temps et exclusivement aux fins d’audit par la société comptable ».

Rappelons que le Parlement a adopté hier une résolution dans les termes suivants : « Tous les comptes de la Banque du Liban (BDL), des ministères, des offices autonomes, des conseils, des caisses, des institutions financières et des municipalités doivent être soumis, en parallèle, à l’audit juri-comptable (« forensic audit »), sans aucun obstacle ni aucun recours au secret bancaire pour justifier une obstruction ».

Si le Président de la République, le général Michel Aoun, qui avait envoyé une missive au Parlement, a salué un « véritable exploit » et le chef du Courant patriotique libre (CPL), l’ancien ministre Gébran Bassil un « véritable précédent », un grand nombre de personnes ont relativisé la portée de cette résolution parlementaire visant au redémarrage du contrat avec Alvarez & Marsal pour l’audit juri-comptable de la Banque Centrale.

Le Président de la République, le CPL et le parti des Forces libanaises ainsi que, semble-t-il, le Hezbollah souhaitent que l’audit-juricomptable (demandé par le Fonds monétaire international) se déroule mais le Courant du Futur du Premier ministre désigné Saad Hariri, le mouvement Amal du Président du Parlement Nabih Berri, le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt et le gouverneur de la BDL Riad Salamé n’y sont pas réellement favorables.

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