Faire des affaires au Liban ? Le classement s’effondre, la défiance s’installe
#FOCUS: Le classement Doing Business reflète la chute spectaculaire du Liban en matière de climat des affaires. Lourdeurs administratives, fiscalité instable, et accès au crédit quasi inexistant éloignent les investisseurs et étouffent les PME. Le recul dans ce classement mondial symbolise l’effondrement de la gouvernance économique. Seule une réforme systémique et coordonnée permettrait de restaurer un environnement favorable à l’entrepreneuriat et à la relance de l’investissement local et international.
Comment les Banques ont étouffé l’état et le privé au Liban
Les banques libanaises ont canalisé 5-6 milliards USD annuels de remises dans des emprunts publics, leurs actionnaires-politiciens empochant des dividendes via un effet de crowding-out. Avec un multiplicateur de 0,3, ces fonds ont gonflé une dette de 90 milliards USD, pas l’économie réelle. Insolvables en 2025, vidées par un défaut et la dollarisation, elles laissent un privé asphyxié, victime d’une collusion qui a privilégié les profits sur les réformes.
Immobilier libanais : entre survie économique et piège spéculatif
#IMMOBILIER: Alors que l’économie s’effondre, le marché immobilier libanais reste actif, alimenté par la fuite vers la pierre et les flux en dollar cash. Entre achats de protection, absence de régulation et accès inégalitaire au logement, ce secteur évolue sur un fil tendu. Derrière une apparente stabilité, se cache une crise sociale et spatiale profonde, où la spéculation menace la cohésion urbaine et exclut les plus vulnérables du droit au logement.
La présidence libanaise fixe cinq priorités économiques pour sortir de l’atonie post-crise
#FOCUS: Face à l’atonie économique persistante, la nouvelle présidence libanaise a défini cinq priorités : relancer la croissance et l’emploi, réduire le déficit commercial, stabiliser la monnaie, ajuster les finances publiques et restructurer les banques. Ces objectifs visent à rétablir les équilibres fondamentaux de l’économie et à poser les bases d’une reprise durable, sous condition d’une application rigoureuse des réformes et d’un soutien technique et financier de la communauté internationale.
Ombre et chaos : l’économie informelle, dernier souffle du Liban
L’économie informelle, accentuée par le gel de 70 milliards USD dans un système financier en ruines, soutient le Liban avec 5,7 milliards USD de remises diaspora en 2025 (40-50 % du PIB). Générateurs légalisés mais hors TVA et marchés noirs prospèrent dans cette ombre dollarisée, menacée par la liste noire du GAFI. Sans confiance ni taxes, cette survie bloque toute relance, laissant un pays au potentiel immense dans un chaos hors contrôle.
BDL: Karim Soueid dévoile enfin son programme et plaide pour la vente d’actifs étatiques
#ANALYSE: Karim Soueid, nouveau gouverneur de la Banque du Liban, défend un plan de redressement controversé. Sous couvert de recapitalisation, son projet pourrait précipiter la vente bradée d'actifs publics stratégiques comme Middle East Airlines et le Casino du Liban. En dépit de ses promesses envers les petits déposants, ses orientations semblent alignées sur les intérêts bancaires privés.
Tourisme : le Liban table sur la diaspora et un été de relance
Le Liban mise sur la saison estivale 2025 pour relancer son économie grâce à l’arrivée de 1,2 million de visiteurs, dont une majorité issue de la diaspora. Les autorités espèrent 2,5 milliards de dollars de recettes et ont lancé des plans pour améliorer sécurité, énergie et services. Cette stratégie vise à stimuler la consommation, restaurer la confiance et renforcer les liens affectifs entre les Libanais de l’étranger et leur pays d’origine.
En 2025, la TVA représente plus de 50 % des recettes fiscales du Liban
En 2025, la TVA représente plus de 50 % des recettes fiscales du Liban, selon le budget officiel. Cette concentration révèle une dépendance à l’imposition indirecte, socialement régressive, qui pénalise les ménages modestes. L’impôt sur le revenu reste faible malgré une hausse prévue de 135 %. Cette structure fragilise la soutenabilité budgétaire en cas de choc sur la consommation. Des réformes sont nécessaires pour rééquilibrer le système fiscal et renforcer son équité.
Électricité : un prêt de la Banque mondiale pour alimenter l’été libanais
#PRETAPAYER: Le Liban a obtenu un prêt de 250 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer sa production d’électricité à l’approche de l’été 2025. L’objectif est d’atteindre 16 heures de courant par jour grâce à des livraisons de fuel irakien et à la remise en état de centrales. Cette initiative, très attendue, pourrait relancer la consommation et l’économie, à condition de surmonter les défis persistants de gouvernance, de recouvrement et d’équité territoriale.
Le salaire réel dans le secteur privé libanais reste inférieur de 40 % à...
#ECO: En 2025, le salaire réel moyen dans le secteur privé libanais reste inférieur de 40 % à son niveau de 2018, malgré une reprise nominale. Les secteurs comme l’informatique progressent, mais la majorité des fonctions commerciales, RH ou financières subissent encore des baisses importantes. Cette dégradation alimente les inégalités sociales et la fuite des compétences. L’étude InfoPro met en lumière une fracture croissante du marché du travail, malgré quelques signaux de stabilisation.
Le Liban prévoit une hausse de 33,7 % des recettes fiscales en 2025 mais...
#ECO: Le budget 2025 du Liban prévoit une hausse des recettes fiscales de 33,7 %, avec un objectif de 4,582 milliards de dollars, contre des dépenses de 4,779 milliards. La TVA et l’impôt sur le revenu enregistrent des augmentations majeures, suscitant des inquiétudes sur la compétitivité. Le déficit budgétaire est estimé à 196 millions de dollars. La quasi-totalité des dépenses est absorbée par les charges courantes, laissant peu de marge pour les investissements.
La Banque du Liban reconstitue 936 millions de dollars de réserves de change au...
#ECO: Les réserves en devises de la Banque du Liban ont augmenté de 936 millions de dollars au premier trimestre 2025, atteignant 11,071 milliards. Cette amélioration est soutenue par les transferts de la diaspora, les recettes fiscales en devises et les attentes de réformes. Le marché parallèle s’est stabilisé à 89 600–89 700 LBP/USD. Si les réserves sont en hausse, elles restent bien inférieures aux niveaux d’avant-crise, dans un contexte toujours incertain.
Le Liban se classe 145e sur 146 pays dans le rapport mondial sur le...
#ILESTOULEBONHEUR? En 2025, le Liban se classe 145e sur 146 pays dans le rapport mondial sur le bonheur, avec un score de 3,188. Ce résultat, le plus bas de la région MENA, reflète une crise sociale profonde, une faible confiance interpersonnelle et une perception négative des institutions. Le recul constant du Liban depuis 2020 souligne la nécessité urgente d’une stratégie de bien-être incluant soutien psychologique, cohésion sociale et gouvernance transparente.
Le trafic entrant à l’aéroport de Beyrouth progresse de 9,5 % au premier trimestre...
#ECO: Au premier trimestre 2025, l’aéroport international de Beyrouth a enregistré une hausse de 9,5 % des arrivées, atteignant 678 263 passagers, contre une baisse de 11,4 % des départs. Cette dynamique reflète un retour partiel de la diaspora et une stabilisation intérieure. Le fret aérien montre également des signaux contrastés, avec une augmentation des importations (+6,4 %) et une baisse des exportations (-21,2 %), soulignant l’instabilité de la reprise logistique.




















