Énorme baisse des recettes douanières au Liban
Les recettes douanières du Liban ont atteint 49 185 milliards de livres libanaises en 2024, soit une baisse de 41,6 % par rapport à 2023. Converti en dollars, cela équivaut à environ 491 millions USD. Les principales sources de cette baisse incluent la contraction des importations automobiles, électroniques et métallurgiques, ainsi qu’une pression sur le pouvoir d’achat. Les taxes à l’importation restent la première composante de ces recettes.
Le déficit de la balance extérieure du Liban s’accroît à 2 milliards $ au...
Le déficit de la balance extérieure du Liban atteint 2 milliards USD au premier trimestre 2025, contre 1,44 milliard USD sur la même période l’an dernier. Cette hausse est liée à une progression des importations et à une baisse des exportations. Les transferts courants diminuent de 7,2 % et les entrées financières nettes sont estimées à 1,2 milliard USD. Les réserves de la Banque centrale atteignent 11,1 milliards USD à fin mars.
Indicateurs macroéconomiques du Liban : change, inflation, dette, commerce et monnaie à fin avril...
Les réserves de change du Liban atteignent 15,78 milliards USD fin avril 2025, tandis que l’inflation annuelle recule à 178 %. Le taux de change s’est stabilisé à 89 500 LBP/USD. Le déficit commercial cumulé est de 3,96 milliards USD. La dette publique est estimée à 122 452 milliards LBP. La masse monétaire M3 progresse de 28 %. Les taux bancaires moyens varient entre 2,5 % et 12,75 % selon les devises et les durées.
Lettres de crédit des banques pour les importations en baisse de 20,1 % fin...
Les lettres de crédit bancaires pour les importations ont chuté de 20,1 % en 2023 au Liban, totalisant 7 541 milliards LBP, soit environ 84,25 millions USD au taux de 89 500. Les secteurs les plus financés sont l’alimentaire (38 %), le pétrole (24 %) et l’équipement. Le volume ouvert au premier trimestre représentait près du tiers du total annuel. Le recul est attribué à la baisse de la demande et aux contraintes bancaires accrues.
Le Liban grimpe au 102e rang mondial en développement humain : espérance de vie...
Le Liban obtient un score de 0,752 selon un indice de développement comparant près de 200 pays. Il figure au 102e rang mondial en 2025. Son espérance de vie est estimée à 77,8 ans, avec 10,4 années de scolarisation moyenne. Le revenu national brut est évalué à 11 299 dollars PPA. Il est également noté dans un classement sur les inégalités entre sexes avec un score de 0,36.
Crise de l’eau : l’EBML sous pression et la population en détresse
Face à une crise de liquidité inédite, l’EBML accorde des facilités de paiement jusqu’en 2027 pour les abonnés en retard. Des remises sur les intérêts de retard visent à maintenir un minimum de recettes, dans un contexte de services dégradés et d’endettement croissant. Entre pannes, coupures et absence de réforme, la distribution d’eau au Liban illustre l’effondrement des infrastructures publiques et l’urgence d’une refonte de la gouvernance.
Beyrouth parmi les villes les moins bien classées du classement mondial IMD Smart City...
#CLASSEMENT: Le classement IMD Smart City 2025 place Beyrouth au 143e rang mondial sur 146 villes et 18e sur 19 dans la région MENA. La ville souffre de déficits en gouvernance urbaine, services numériques et transport public. Son indice de développement humain SHDI est de 0,693. Les données révèlent une forte insatisfaction citoyenne, une faible pénétration numérique et une absence de stratégie métropolitaine. Le classement reflète les limites structurelles dans la modernisation urbaine libanaise.
Arabie saoudite : le projet NEOM entre ambition et scepticisme
#AMBITIONS: NEOM, ville futuriste de 500 milliards de dollars, incarne les ambitions de Mohammed ben Salmane pour transformer l’Arabie saoudite. Malgré les premiers chantiers comme Sindalah, les coûts explosent, les investisseurs étrangers hésitent face à une gouvernance floue, et les critiques dénoncent un projet irréalisable. Le royaume augmente les budgets pour éviter un fiasco, mais le rêve d’un hub technologique mondial reste incertain dans un pays en crise économique.
Tourisme de retour, mais pour combien de temps ? Une lecture en incertitude
La reprise partielle du tourisme arabe au Liban au printemps 2025 nourrit les espoirs d’une relance économique. Vols en provenance du Golfe, réservations en hausse, relance des services hôteliers témoignent d’un frémissement. Mais cette dynamique reste fragile : dépendance aux clientèles du Golfe, infrastructures dégradées, incertitudes politiques et sécurité au Sud menacent sa durabilité. Sans plan national structuré, cette reprise pourrait n’être qu’une embellie temporaire dans une économie encore sinistrée.
Salaire minimum : une fracture sociale irréversible
Alors que le salaire minimum au Liban ne couvre plus les besoins alimentaires de base, les syndicats dénoncent l’inaction des autorités face à l’inflation et appellent à une grève nationale. Le gouvernement évoque les risques inflationnistes d’une revalorisation sans mesures d’accompagnement. Cette fracture sociale traduit une urgence de réforme salariale et une profonde crise de gouvernance.
Réformes exigées : pression multilatérale sur le Liban
Lors de son entretien avec Ibrahim Kanaan, Plasschaert a insisté sur le fait que la commission des finances devait jouer un rôle moteur en produisant un calendrier législatif contraignant. Cette approche heurte néanmoins de front les intérêts d’une partie du secteur bancaire, encore très influent au Parlement. Plusieurs députés, notamment ceux affiliés à des groupes bancaires, freinent l’adoption de toute mesure pouvant entraîner la révélation de pertes massives ou la nationalisation partielle du secteur.
Financement irakien : une ligne de crédit entravée
Le crédit énergétique de 1,2 milliard de dollars accordé par l’Irak au Liban reste en grande partie inutilisé. Ce blocage administratif révèle les tensions internes au sein du gouvernement libanais et l'incapacité à mettre en œuvre une politique énergétique structurée, malgré l'urgence des besoins en carburant.
Permis de construire : une chute brutale et généralisée dans toutes les régions libanaises
Le Liban a enregistré une chute de 39,23 % du nombre de permis de construire à fin février 2025, atteignant seulement 965 autorisations. Toutes les régions du pays sont touchées, avec une baisse particulièrement marquée à Beyrouth (-85 %). La situation économique et l’insécurité croissante depuis l’élargissement du conflit expliquent cette tendance alarmante. La surface autorisée à la construction reste stable, signe d’une résilience relative des projets les plus solides.
Crise bancaire au Liban : quand les médias indépendants deviennent la cible
Face à la perte de confiance généralisée, les banques libanaises mènent une offensive médiatique agressive tout en s’attaquant aux médias indépendants comme Megaphone et Daraj. Ces plateformes, critiques de la gestion opaque du secteur bancaire, sont la cible de campagnes de discrédit et de pressions. Une plainte judiciaire a été déposée pour manipulation financière à grande échelle, révélant une fracture profonde entre les institutions financières et la société civile libanaise.




















