Les importations augmentent de 10,1 % et les exportations de 30 % au premier...
Le commerce extérieur libanais s’est redressé au T1 2025 avec une hausse de 10,1 % des importations et 30 % des exportations, notamment grâce à l’or, à la reprise régionale et à l’envolée des expéditions vers la Suisse. Le déficit commercial atteint 3,419 milliards USD. La Chine, les Émirats et la Turquie dominent les importations, tandis que l’aérien devient la principale voie d’exportation.
Rapport Économique : Analyse de l’impact potentiel d’une mesure rétroactive sur les prêts bancaires...
La proposition de Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, visant à exiger des emprunteurs le paiement rétroactif de la différence entre les remboursements de prêts à 1 500 LL/USD et le taux actuel (90 000 LL/USD), pourrait générer 15 à 20 milliards USD. Cependant, dans une économie en crise (PIB -39,9 %, pauvreté 80 %), cette mesure aggraverait l’insolvabilité, augmenterait les défauts (80-90 % des prêts), et freinerait la reprise, tout en violant la non-rétroactivité des lois.
La Banque du Liban distingue pertes bancaires et dette d’État, selon Al Akhbar
Lors de sa première réunion avec l’Association des banques, le gouverneur Karim Souaid a dissocié clairement les pertes du secteur bancaire de la dette souveraine de l’État. Il a annoncé un plan de réduction des dépôts via le réexamen des intérêts versés et l’augmentation contrôlée du plafond de retraits pour soutenir les ménages. Chaque établissement devra satisfaire aux critères de capitalisation et de liquidité fixés par la Banque du Liban, sous peine de ne plus pouvoir « vivre » dans le nouveau cadre prudentiel.
Inflation en dollars au Liban : Anatomie d’un dérèglement prolongé
Depuis la stabilisation du taux de change, les prix au Liban continuent pourtant d’augmenter… en dollars. Loin d’être résiduelle, cette inflation reflète une économie disloquée, sans régulation, dominée par les monopoles, les flux informels et une anticipation constante du chaos. Même les biens locaux suivent une logique de survie tarifaire. Le Liban vit aujourd’hui une inflation structurelle en devise étrangère, symptôme d’une perte de souveraineté économique sans précédent.
Les États-Unis ont perdu leur dernier triple A, causes et conséquences sur le Liban
Le déclassement de la note souveraine américaine par Moody’s marque une rupture historique. Pour la première fois, les États-Unis ne disposent plus de la note maximale auprès des trois grandes agences. Cette décision, motivée par des déséquilibres budgétaires profonds, aura des répercussions internationales, notamment au Liban, où l’économie repose largement sur le dollar. Hausse du coût de financement, inflation importée et contraction des transferts sont à prévoir. Analyse des mécanismes en jeu.
Le Liban élargit sa capacité d’énergie renouvelable à 1 297 MW en 2024
#FOCUS: En 2024, le Liban a porté sa capacité d’énergie renouvelable à 1 297 MW, contre 298 MW en 2015, soit une hausse de 335 %. Le solaire représente désormais 77,5 % de cette capacité. Le pays se classe 7e dans le monde arabe pour les renouvelables et 5e pour le solaire. Toutefois, sa part mondiale reste marginale, et l’éolien est quasi inexistant. Le rythme d’expansion a ralenti face aux avancées de ses voisins.
Banque du Liban et FMI : dialogue de sourds sur la réforme bancaire
Le dialogue entre la Banque du Liban et le FMI est bloqué, principalement en raison de désaccords sur la réforme du secteur bancaire. Alors que le FMI exige une restructuration rapide avec réduction du nombre d’établissements, la Banque centrale privilégie une stratégie graduelle. Cette impasse empêche tout décaissement d’aide, prolonge la paralysie du système bancaire, et accentue l’isolement financier du pays. Sans accord, les pertes continuent de s’accumuler dans un climat d’opacité et de défiance.
Banque du Liban : la hausse des réserves en devises, une illusion de stabilité...
#ANALYSE: Les réserves de la Banque du Liban atteignent 11 milliards de dollars, un chiffre présenté comme un signe de stabilisation. Pourtant, derrière cette apparente embellie se cachent des mécanismes précaires : contraction monétaire brutale, endettement interne déguisé, dépendance à des flux incertains. En l’absence de réformes et d’un cadre budgétaire solide, cette hausse reste une façade comptable. Une analyse approfondie révèle un équilibre instable, sans impact réel sur la reprise économique nationale.
Projections de croissance contestées : tensions entre le ministère des Finances et la Banque...
Les projections économiques pour 2025 alimentent une nouvelle tension entre la Banque du Liban et le ministère des Finances. Tandis que la Banque centrale table sur un rebond modéré, le FMI qualifie ces chiffres d’« irréalistes ». Ce désaccord retarde le versement d’une tranche du programme d’aide signé en 2022. En l’absence de consensus sur les indicateurs macroéconomiques, le Liban reste à l’écart des financements internationaux, piégé dans une crise prolongée de gouvernance économique.
Ports, aéroports, et intérêts étrangers : la privatisation selon Rassamni divise le Liban
Le ministre Fayez Rassamni propose de confier la gestion de plusieurs infrastructures clés à des entreprises étrangères, via des contrats de privatisation de longue durée. L’aéroport René Mouawad et les ports de Tripoli et Saïda sont au cœur du projet. Si le ministre insiste sur l’urgence logistique et budgétaire, de nombreux syndicats et économistes dénoncent une cession opaque, sans cadre légal ni contrôle parlementaire. Une controverse qui révèle la crise de gouvernance économique au Liban.
Analyse économique du tourisme au Liban en 2025
Le Liban reste l’un des marchés touristiques les plus onéreux, à 1 880 € la semaine (vol inclus), dépassant l’Espagne ou l’Italie. Cette hausse tarifaire s’inscrit dans un contexte où la demande internationale est très élastique : à chaque hausse, les touristes se tournent vers des concurrents mieux organisés. Seuls les Libanais de la diaspora, motivés par un lien émotionnel, continuent de venir à tout prix, creusant davantage un déficit d’image et de rentabilité pour le secteur.
Hausse des prix des carburants au Liban : une pression supplémentaire sur les ménages
Le 16 mai 2025, le Liban a connu une nouvelle hausse des prix des carburants, avec des augmentations de 10 000 LL pour l'essence et de 4 000 LL pour le diesel, tandis que le prix du gaz domestique est resté stable. Ces ajustements tarifaires interviennent dans un contexte de crise économique persistante, marquée par une inflation élevée et une dépréciation continue de la livre libanaise. La population, déjà confrontée à des difficultés économiques, subit les conséquences directes de ces hausses, qui affectent le coût de la vie quotidienne. Le gouvernement est appelé à mettre en œuvre des réformes structurelles pour stabiliser le secteur énergétique et protéger les consommateurs vulnérables.
Commerce et influence : Chine et États-Unis face aux pays arabes
Les pays arabes sont devenus un terrain d’affrontement commercial entre la Chine et les États-Unis. Alors que Donald Trump mène une tournée économique au Moyen-Orient, les chiffres montrent que Pékin a désormais dépassé Washington dans ses échanges avec la région. De l’énergie aux infrastructures, en passant par la diplomatie, la Chine accroît son emprise, tandis que les États-Unis misent toujours sur les alliances militaires et les contrats d’armement.
Hausse modérée du trafic aérien au Liban début 2025, mais chute du transit passagers
Le trafic aérien au Liban a atteint 1 943 924 passagers entre janvier et avril 2025, en hausse de 3,7 % par rapport à 2024. Les arrivées augmentent de 3,3 %, les départs de 2,6 %, tandis que les passagers en transit chutent de 24,1 %. L’aéroport de Beyrouth a accueilli 15 872 vols, avec une activité de fret légèrement en recul. Le Golfe représente la première origine régionale des vols commerciaux.



















