L’échec sur la hausse des salaires pour le secteur public, héritées du gouvernement précédent, relève de l’absence persistante de vision et de planification à long terme. Dans l’équation concernant la hausse des salaires on n’a jamais envisagé une méthode de paiement pour ces augmentations qui ne paralyse pas l’économie, déjà fragile du Liban. Plus grave encore, aujourd’hui, cet échec menace les moyens de subsistance d’une classe moyenne défavorisée et souvent oubliée.

Il est donc urgent, aujourd’hui, de réévaluer le mécanisme de la compensation. Nous ne pouvons plus nous permettre de panser les plaies seulement ; il nous faut à tout prix trouver des solutions aux défauts inhérents à notre économie.

Le mécanisme de compensation doit, dès lors, être compter dans le salaire de base et être décaissé au fil du temps. Une solution qui évitera à l’économie d’être dépendante d’une source d’argent inexistante.

De plus, l’hésitation actuelle face aux solutions proposées découle d’une mentalité mercantile typiquement libanaise qui préfère répondre aux besoins de ses investisseurs plutôt qu’ouvrir grands les yeux sur les besoins pressants de la population.

La crainte de faire fuir les investisseurs en augmentant les impôts sur le revenu des intérêts à 8% – un montant, somme toute, minime- prouve l’irrationalité de nos préoccupations fiduciaires. Des normes bien éloignées de celles en place dans le reste du monde. Aux Etats-Unis, par exemple, l’impôt sur le revenu des intérêts frise les 30%. Nous vivons désormais dans un monde où obtenir quelque chose pour rien n’est plus envisageable.

Au Liban, la question d’équilibre entre salaires équitables et fiscalité est né de notre système libertaire politique. Un fléau qui paralyse le progrès et le développement équitable de notre nation. Ce fléau a donné naissance à un gouvernement sans cesse neutralisé, tant dans sa capacité de décision que dans celle de faire appliquer des lois. Un fléau qui a mis en valeur le secteur privé, sans permettre au secteur public d’exister réellement.

Dans cette balance, il est donc impératif d’arrêter la politique du « deux poids deux mesures » et de réinstaurer l’équilibre entre les responsabilités du gouvernement et l’attrait d’une économie libre dédiée aux plus nantis. Il nous faut définir des paramètres budgétaires qui relèvent le niveau de vie des classes moyennes et pauvres.

Dans la vie, il existe toujours un prix à payer. Dans notre cas, le bien-être social demande un système gouvernemental prêt à faire respecter la conformité à une loi unique, dépourvu de préjugés confessionnels ou d’appartenance. Un système différent de celui en place aujourd’hui qui remet en cause, chaque jour un peu plus, le rôle de l’État.

Le gouvernement doit revoir les bases salariales et faire l’effort d’appliquer, dès que possible, les réformes fiscales proposées aux salariés du service public. La question de la hausse des salaires des fonctionnaires, de l’armée, des forces de sécurité et des enseignants des écoles publiques doit être référé au Parlement au plus tôt.

Tenant compte de ce qui a été émis plus haut, nous tenons, aussi, à demander au gouvernement de clarifier sa stratégie pour résorber le déficit budgétaire et diminuer la dette publique.

Les Libéraux Démocrates Liban