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En image : Journée Internationale de la Paix … mais quelle paix ?

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« Tous ensemble, mobilisons-nous en faveur de la dignité et de l’égalité de tous les êtres humains, ainsi que d’une planète plus verte, en veillant à ne laisser personne de côté. » — Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon

C’est par cette citation que débute l’article de l’ONU afin de célébrer la Journée Internationale de la Paix. Pour une fois, M. Ban Ki-moon ne s’est déclaré ni préoccupé, ni soucieux, ni affligé, ni anxieux, ni alarmé … bref, il a passé l’éponge sur le champ lexical de l’inquiétude et a opté pour celui de l’action, formulant d’un ton impératif, à l’unisson, le désir d’œuvrer pour un monde meilleur sur tous les plans.

Cette année, l’ONU parle de développement durable, avec tout un programme soutenu par une promotion alléchante. Non que « ce machin » soit totalement inefficace, puisqu’il y a en effet des programmes d’aide concrétisés un peu partout dans le monde, mais cette paix, au nom de laquelle tant de crimes sont commis, parviendrait-elle à percer un jour ?

Partant du principe tout simple que l’antonyme du mot Paix est Guerre, une paix efficace ne se réalise pas effectivement sans cibler le vrai fléau : arrêter la guerre, ce qui équivaut à dire concrètement : mettre un terme à la course aux armements. Tant qu’il y a des pays producteurs d’armes à flot, qui vendent des armes aux pays en conflit dans le souci d’écouler leurs stocks pour se ravitailler avec un meilleur arsenal, il n’y aura pas de paix. Qui dit guerre, dit morts, orphelins, crise économique et humanitaire, injustice, et la liste est longue de simples mots mais de réels drames.

Ainsi, lorsque nous voulons bâtir la paix, à défaut de paraître comme les lauréates des concours de beauté qui aspirent toutes à instaurer la paix dans le monde le temps d’une soirée, il faut résoudre le cœur du problème, plutôt que de l’ignorer et de colmater les petites égratignures alors que la plaie initiale est pleinement ouverte et l’hémorragie ininterrompue.

En attendant un éveil des consciences et une course tangible vers la Paix, souhaitons en attendant à chacune et chacun, de jouir d’une paix intérieure, du moins celle-ci pourrait se réaliser un jour …

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Marie-Josée Rizkallah est une artiste libanaise originaire de Deir-el-Qamar. Versée dans le domaine de l’écriture depuis l’enfance, elle est l’auteur de trois recueils de poèmes et possède des écrits dans plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans la presse nationale et internationale. Écrivain bénévole sur le média citoyen Libnanews depuis 2006, dont elle est également cofondatrice, profondément engagée dans la sauvegarde du patrimoine libanais et dans la promotion de l'identité et de l’héritage culturel du Liban, elle a fondé l'association I.C.H.T.A.R. (Identité.Culture.Histoire.Traditions.Arts.Racines) pour le Patrimoine Libanais. Elle défend également des causes nationales qui lui touchent au cœur, loin des équations politiques étriquées. Marie-Josée est également artiste peintre et iconographe de profession, et donne des cours et des conférences sur l'Histoire et la Théologie de l'Icône ainsi que l'Expression artistique. Pour plus de détails, visitez son site: mariejoseerizkallah.com son blog: mjliban.wordpress.com et la page FB d'ICHTAR : https://www.facebook.com/I.C.H.T.A.R.lb/