La distribution des différents portefeuilles ministériels serait le point d’achoppement entre présidence de la république et premier ministre désigné, apprend-on de source médiatique.

Ainsi, le premier ministre désigné Najib Mikati aurait souhaité obtenir, pour la communauté sunnite, les portefeuilles de l’intérieur et de la justice, ce que refuse le chef de l’état le général Michel Aoun, jetant ainsi un froid sur les propos optimistes de ces derniers jours.

Les discussions entre les 2 hommes devraient ainsi reprendre ce lundi suite à une réunion qui s’est déroulée ce vendredi.

Ces 2 ministères sont clés, d’une part, l’ancien premier ministre désigné Saad Hariri puis son sucesseur Najib Mikati les revendiquant également pour le compte de la communauté sunnite, au pretexte de l’organisation des prochaines élections législatives en 2022. Cependant, de nombreux dossiers judiciaires critiques impliquent ces 2 ministères, comme par exemple, l’explosion du port de Beyrouth, avec un proche de Saad Hariri, l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk, qui est mis en cause, ou encore des accusations de détournements de fonds, comme ceux concernant un autre proche de Saad Hariri, le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, dont le patrimoine fait l’objet d’enquêtes en France et en Suisse, ou du premier ministre désigné lui-même Najib Mikati, accusé d’avoir utilisé des fonds destinés initialement à l’achat de biens immobiliers pour les personnes vulnérables, à son propre bénéfice.

Pour rappel, d’autres personnalités font également l’objet d’une demande de levée de leur immunité dont des alliés à Najib Mikati. Il s’agit de l’ancien ministre des finances Ali Hassan Khalil et de l’ancien ministre des travaux publics Ghazi Zoaiter, tous 2 proches du président de la chambre Nabih Berri, tous comme un certain nombre de responsables actuels et précédents des organes sécuritaires du Liban.

Seul facteur connu, le ministère des finances devrait, quant-à-lui, revenu au candidat du président de la chambre des députés, soit à un chiite, étant donné pour favori actuellement, le vice-gouverneur de la Banque du Liban, Youssef Khalil, en dépit des réserves de ses futurs interlocuteurs dans les négociations à venir avec le Fonds Monétaires International et la communauté internationale en raison d’un conflit d’interêt sur l’audit juricomptable des comptes de la banque centrale, dont les pertes font l’objet d’une polémique.

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