Chère Jocelyne,

          Ce 30 juillet, pour le 2e anniversaire de ton rappel à Dieu le 31 juillet 2020, était célébrée une messe à ton intention. La cérémonie avait lieu au Carmel de la Theotokos et de l’Unité, à Harissa ; là-même où tu as trouvé maintes fois conseil, réconfort, et consolation auprès de ces moniales qui n’ont jamais cessé de t’accompagner durant ta vie terrestre, et au-delà, démontrant que la fidélité ne s’arrête pas aux portes de la mort…

          Ta famille, tes amis, ton mouvement marial étaient présents, malgré le caractère intime de l’événement. Les ont rejoints, par la pensée et la prière, de nombreux autres, à jamais orphelins de leur amie passée sur l’autre rive.

          Lorsque la douleur de la disparition est trop forte, il est tentant de chercher des signes pour déposer un baume apaisant sur un cœur blessé. Tu l’aurais fait si tu avais été à notre place. Mais c’est toi qui nous as « abandonnés » au milieu de cette vallée de larmes évoquée dans le Salve Regina, ce chant que tu affectionnes, comme tous les hymnes à la Vierge Marie, ta Mère et la nôtre.

          Tu es partie un 31 juillet, fête de St Ignace de Loyola. Un clin d’œil au pape François, ce jésuite devenu Serviteur des Serviteurs du Christ ? Dans l’Église maronite, le 31 juillet est la commémoration du martyre des 350 moines de Saint-Maron. Un clin d’œil à ton attachement au maronitisme, pilier de ce Liban que tu as tant défendu et sur lequel tu veilles ? Tu es partie à l’aube de ce mois d’août consacré à Marie, à qui tu as confié ta vie et remis ton esprit.

          Quel message à travers ces petits signes ? Peut-être le rappel de ton engagement pris ce fameux 31 mai 1983, lors du discours mémorable que tu as prononcé devant tes camarades de l’époque. Certains étaient là hier, au premier rang desquels Chiraz Aouad, présidente de La Libanaise – Femme du 31 mai, et le Dr Fouad Abou Nader. Tous se souviennent certainement de ce serment de « Reconstruire le Liban selon le cœur de Marie et l’enseignement de l’Église… »

          Chère amie, puisses-tu guider et protéger ceux qui sont prêts à relever ce défi et à accomplir cette mission !

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Grands reporters spécialistes du Liban, Nathalie DUPLAN et Valérie RAULIN sont les auteurs de "Jocelyne Khoueiry l’indomptable" (Le Passeur), "Le Camp oublié de Dbayeh" (Grand Prix littéraire 2014 de L’Œuvre d’Orient), et "Un café à Beyrouth" (Magellan & Cie). Avec Fouad Abou Nader, elles ont publié "Liban: les défis de la liberté", aux Éditions de L’Observatoire. Nathalie Duplan a débuté au Figaro-Magazine. Valérie Raulin a commencé sa carrière au Figaro et a été “accréditée Défense”. Egalement réalisatrice elle a participé au lancement de la chaîne KTO. Elles sont également les auteurs, aux Presses de la Renaissance, de "Le Cèdre et la Croix", "Tenir et se tenir, entretiens avec Patrick Poivre d’Arvor", "Les Grandes Heures de Solesmes" et "Confidences d’un exorciste".