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Le ministre des Affaires Etrangères Allemand Heiko Maas a indiqué qu’il se rendra prochainement au Liban, officiellement pour assister aux funérailles de la diplomate allemande tué dans l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août, mais également pour exiger que les autorités libanaises conduisent les réformes nécessaires au déblocage de l’aide économique.

Il devrait ainsi rencontrer ce mercredi le Président de la République, le Général Michel Aoun. Aucune réunion avec les autres dirigeants politiques libanais n’est à l’ordre du jour.

Pour rappel, l’Allemagne a promis une aide humanitaire immédiate de 20 millions d’euros suite à l’explosion du port de Beirut le 4 août 2020. Cependant, les autorités allemandes rappellent que l’aide face à la crise économique que traverse le Liban reste tributaire aux réformes que devraient conduire les autorités libanaises. Le ministre allemand a également souligné qu’il dira clairement aux responsables libanais que Berlin est prête à aider mais que le Liban doit reformer ses institutions.

Ces propos font écho à ceux président français Emmanuel Macron lors de son déplacement jeudi dernier. Il avait un aussi souligner que si une aide humanitaire immédiate vis-à-vis de la population est accordée au Liban, l’aide économique international reste tributaire des réformes amener notamment dans la lutte contre la corruption, le secteur de l’énergie et le secteur financier. Il a ainsi souligné un audit de la banque du Liban doit être mené afin de quantifier les pertes exactes de la banque centrale, avant de s’en prendre à la classe politique libanaise. Selon un site saoudien, Emmanuel Macron serait allé jusqu’à menacer certains hommes politiques de sanctions vis-à-vis d’eux en cas de poursuite du blocage du plan de réformes à mener.

Pour l’heure, le ministère de la santé indique que 163 personnes sont décédées, un nombre indéterminé de personnes toujours portées disparues et plus de 6 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 210 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique le dimanche 9 août une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

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