La chaine de télévision MTV Lebanon indique que certains intérêts mettraient en place le renvoi du juge d’instruction Tarek Bitar en charge de l’enquête concernant l’explosion du Port de Beyrouth et qui avait mis plusieurs anciens ministres dont Ali Hassan Khalil et Ghazi Zoaiter, deux proches du président de la chambre Nabih Berri, de Nouhad Machnouk, proche de l’ancien premier ministre Saad Hariri et de Youssef Fenianos, proche de Sleiman Franjieh. En contre partie, le Hezbollah et le mouvement Amal accepteraient le renvoi du minsitre de l’information Georges Cordahi, à l’origine de la polémique et la crise diplomatique avec l’Arabie Saoudite.

Selon a chiane, aucune réunion du conseil des ministres ne pourrait avoir lieu sans que le marché ne puisse être conclu. Le juge pourrait être ainsi renvoyé sur base du recours présenté par l’ancien premier Hassan Diab et de l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk. Ces derniers avaient en effet porté plainte contre lui pour violation de la constitution libanaise, considérant qu’ils ne peuvent être jugés que par la haute cour de justice.

Le mois dernier, le juge Tarek Bitar avait publié un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien ministre des finances, Ali Hassan Khalil, après que celui-ci se soit abstenu de se présenter devant lui. Par ailleurs, les anciens ministres sont mis en examen pour homicide volontaire et négligence criminelle, la justice souhaitant connaitre les mobiles ayant amené au stockage illégal de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’origine du drame.

Pour rappel, un tel scénario avait déjà été évoqué, suite aux incidents de Tayyouneh, entre sympathisants Forces Libanaises et membres du duo chiite Hezbollah/Amal, certaines sources évoquant même que cette proposition avait été véhiculée par le patriarche maronite Béchara Boutros Rahi, ce que ce dernier réfutait alors suite à une visite qu’il avait rendu au président de la chambre Nabih Berri après que les services de renseignement souhaitaient auditionner le dirigeant des FL, Samir Geagea, au grand damn des familles des victimes du port de Beyrouth qui réclament justice. Ces dernières craignent en effet que la classe politique impliquée dans l’explosion qui a fait plus de 200 morts et 6500 blessés enterre le dossier du port de Beyrouth.

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1 COMMENTAIRE

  1. Et tout ça sur le dos des victimes et de leurs familles. Désormais doublement victimes. Incroyable jusqu’où sont prêts à aller ces politiciens pour échapper à leurs responsabilités et à l’enquête de la Justice.

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