Réagissant aux attaques contre le plan de sauvetage cette semaine, attaque menées par l’association des Banques ou certains organismes économiques et certains partis politiques, le Premier Ministre a estimé qu’elles visent en réalité à nuire au Liban et à la population libanaise.

Le Premier Ministre a appelé les responsables publics, incluant la banque centrale et privés à oeuvrer à la réussite de ce plan adopté il y a 2 semaines par le conseil des ministres alors que devraient débuter les négociations avec le Fonds Monétaire international (FMI) ce mercredi ce qu’a confirmé le Ministre des Finances Ghazi Wazni à l’issue du conseil des ministres.

Le plan de sauvetage du gouvernement Diab devrait constituer le pilier des négociations à venir, négociations auxquelles devraient assister des représentants de la Banque du Liban du Premier Ministre et de la Présidence de la République

Le premier ministre a également appelé les partis politiques à unifier leurs rangs pour pouvoir obtenir l’aide de 10 milliards de dollars du FMI, indique la ministre de l’information et porte-parole du gouvernement Manal Abdel Samad.

Nous n’avons pas entendu des alternatives sérieuses au plan. Le monde a accepté le plan et nous devons construire notre crédibilité. Certains qui ont voté pour ce plan le critiquent ensuite.
(…)
Le Plan de réforme financier n’est pas une propriété de l’état ou du gouvernement. Il s’agit du plan pour préserver le pays et pour protéger les libanais. Par conséquent, attaquer le plan ne vise pas le gouvernement mais vise à empêcher le Liban à obtenir une assistance extérieure visant à mitiger la crise que subissent les libanais.
Toute attaque contre le plan pour en empêcher la mise en place causera des dommages au Liban et aux Libanais

Manal Abdel Samad.

Le plan prévoit en effet une restructuration du secteur bancaire public comme privé. Les banques libanaises pourraient ainsi faire face à plus de 100 milliards de pertes financières après que le gouvernement ait annoncé un état de défaut de paiement. Les établissements bancaires locaux sont en proie à de nombreuses difficultés et notamment une importante crise de liquidité qui a amené à l’instauration de manière unilatérale d’un contrôle des capitaux informel dès le mois de novembre 2019.

Par ailleurs, la crise économique affecte aussi durement la population libanaise avec un chômage qui touche plus de 40% de la population active et plus de 60% de la population qui vivrait sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 6 dollars par jour.

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