La majorité des hôpitaux ont cessé d’accueillir tout patient sauf cas d’urgence médicale et personnes devant subir une chimiothérapie après la décision de la Cour d’Appel de Beyrouth de condamner les médecins impliqués dans le dossier Ella Tannous. Il s’agit notamment du cas des hôpitaux de la capitale, Beyrouth, avec l’Hotel Dieu de France, l’American University Hospital, l’Hôpital Getaoui, le St Georges ou encore St Joseph.

Pour rappel, la fillette s’était fait amputée de ses 4 membres suite à une infection bactérienne, ce que la justice considère être une erreur médicale en dépit des soins apportés en urgence. Cependant, le Conseil de l’Ordre des Médecins estime qu’il revient à ses comités et non à la justice de décider s’il s’agit ou non d’une erreur médicale.

Son médecin, Dr. Issam Maalouf, avait été arrêté à l’époque sans qu’une enquête scientifique ait même été menée pour déterminer s’il y avait ou non erreur, soulignait il y a quelques jours le Dr Ismail Sukkariyah, directeur de l’Autorité Nationale de la Santé Publique. Il note aujourd’hui que la décision justicière tient plus de l’émotionnel et non de la science puisque les juges n’auraient pas considérés les aspects techniques ayant amené au drame.

Le juge Tarek Bitar a donc condamné l’AUH et l’hôpital al Maounat ainsi que le Dr. Issam Maalouf à verser 9 milliards de livres libanaises et un salaire mensuel à sa famille équivalent à 4 fois le salaire minium tout comme une compensation de 500 millions de livres libanaises à la famille.

Dr. Rana Sharara qui avait du décider d’amputer les membres de la jeune fillette pour sauver sa vie est également condamnée

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