Liban/Jour 80: les institutions financières et les banques au coeur des manifestations

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Plusieurs succursales de banques ont décidé de fermer leurs portes ce samedi, au 80ème jour des manifestations, notamment dans la région du Akkar, sur base d’une décision de l’Association des Banques du Liban (ALB).

Hier, les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) ont fait usage de gaz lacrymogènes contre des manifestations à l’intérieur même de la succursale de la BLOM Bank de Halba après une brève altercation. Les manifestants réclament de pouvoir retirer leurs fonds déposés auprès de cet établissement, estimant illégales, les mesures de contrôles de capitaux imposées par l’Association des banques du Liban et non la Banque Centrale ou les autorités libanaises. Ils accusent, par conséquent, les banques de voler leurs fonds par crainte de voir la livre libanaise être dévaluée, être exposés à des décotes ou à des faillites d’établissements majeurs au Liban.

Des rassemblements devant des succursales de banques ont également eu lieu à Saïda où l’entrée de la Lebanon and Gulf Bank a été bloquée par un camion suite au refus de la banque de compenser un chèque libellé en Livres Libanaises.

Par ailleurs, la nuit a été également marquée par la fermeture de certains axes routiers majeurs, comme le tunnel de Nahr el Kalb où des individus ont enflammé des pneus avant de s’enfuir rapidement au mépris de la sécurité des automobilistes. Cet acte est également rejeté par de nombreux manifestants qui réclament, sur les réseaux sociaux, l’identification et l’arrestation de ses auteurs.

Pour rappel, le tunnel de Nahr el Kalb, lieu stratégique, avait été déjà bloqué à plusieurs reprises par des manifestants encagoulés, identifiés comme membres d’un parti politique par le passé, jusqu’à ce que l’Armée Libanaise intervienne pour le réouvrir.

Pour rappel, les manifestations ont éclaté dans la nuit du 17 au 18 octobre. Les contestataires dénoncent une classe politique accusée de corruption et d’avoir mené le Liban à la quasi-faillite économique. Ils accusent aussi les banques et la banque centrale d’avoir contribué à la crise économique en exigeant des taux d’intérêts élevés sur les obligations libanaises et les bons du trésor libanais.

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