Le siège de l'Association des Banques du Liban après l'explosion du Port de Beyrouth. Crédit Photo: Libnanews.com
Le siège de l'Association des Banques du Liban après l'explosion du Port de Beyrouth. Crédit Photo: Libnanews.com

L’association des Banque du Liban (ABL) a annoncé une grève général de ses établissements dès ce lundi 8 afin de protester contre les différentes poursuites judiciaires dont ils font l’objet. Dans la foulée, l’ABL annonce la tenue d’une assemblée générale des dirigeants des banques pour prendre les mesures qu’ils jugeront appropriées.

Cette information intervient alors que les banques font l’objet de nombreuses poursuites judiciaires induites par l’instauration unilatérales d’un contrôle informel des capitaux dès novembre 2019, alors que le Liban entrait officiellement dans une crise financière importante induite par la non-solvabilité de ces établissements.

Un certain nombre d’entre-elles ont également été condamnées à l’étranger.

Un certain nombre d’entre eux ont ainsi été déjà condamnés à libérer les fonds de plaignants mais cependant refusent toujours à le faire.

Un rapport de la Banque Mondiale, publié cette semaine, évoque aussi la participation des banques dans un système de fraude de type Ponzi qui a amené à la disparition de l’essentiel des dépôts.

La pression autour des dirigeants des banques est ainsi montée d’un cran avec l’arrestation, lundi dernier, d’un des leurs, Tarek Khalifé, dirigeant de la CreditBank qui n’a été libéré que ce mercredi contre une caution de 1.8 milliards de livres libanaises.

Par ailleurs, des plaintes visent également les autorités monétaires elle-mêmes dont le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé qui est accusé comme un certain nombre de ses proches de détournement et de blanchiment d’argent.

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