Le Ministre des Affaires étrangères Saoudien, Adel Al Joubeir, a accusé le Hezbollah de tenir le Liban en otage ce vendredi depuis Madrid.

« Vous ne pouvez par avoir une milice qui opère en dehors des actions du gouvernement », aurait-il indiqué à son homologue espagnol Alfonso Dastis.

Il a également accusé le mouvement chiite d’utiliser le système bancaire libanais pour recycler de l’argent sale, faisant indirectement allusion à des sanctions économiques américaines contre les institutions financières libanaises et le port de Beyrouth d’être utilisé comme plaque tournante pour des trafics de drogues. Il a aussi dénoncé les opérations militaires de l’aile armée du Hezbollah en Syrie, à Bahrein et au Yémen.

« À moins que le Hezbollah dépose les armes et devienne juste un parti politique, le Liban sera détenu en otage par le Hezbollah et par conséquent par l’Iran », a-t-il poursuivi.

Ces propos interviennent alors que l’Arabie Saoudite accuse le mouvement chiite d’être responsable d’un tir de missile le soir du 3 novembre 2017 sur Riyad. Le Hezbollah dément en être à l’origine, indiquant qu’il s’agirait des rebelles houthis qui ont agi en représailles d’un bombardement ayant fait de nombreuses victimes civiles sur un marché de Sanaa.

Au Liban, on accuse le prince héritier Mohammed Ben Salmane d’avoir forcé le Premier Ministre libanais Saad Hariri à la démission, le 4 novembre 2017 dans une allocution diffusée par la chaîne de télévision Al Arabiya. Les autorités libanaises ont depuis accusé Riyad de maintenir en résidence surveillée le Premier Ministre.