2 minutes à lire

Le grand genévrier, de son nom latin Juniperus Excelsa, est connu au Liban sous le nom de Lezzeb. Fortement apprécié par les Égyptiens et les Phéniciens, c’est un conifère largement répandu au pays des cèdres, qui se plait à pousser en hautes altitudes. Il est l’un des seuls arbres du Liban à croître jusqu’à 2700 mètres d’altitudes. Son bois est dur, compact, et extrêmement résistant aux conditions climatiques les plus dures, pouvant atteindre un diamètre supérieur à un mètre.

Ses bienfaits, contrairement à son apparence modeste de gros champignon, sont hautement considérables sur le plan écologique. Il est responsable de la fixation du sol, il empêche l’érosion et les glissements de terrain, améliore l’infiltration des eaux de pluie, et contribue grâce à la longueur de ses racines à retenir l’eau de la fonte des neiges, assurant de la sorte l’abondance et la qualité des nappes phréatiques.

En dépit de toutes ces qualités, le grand genévrier est cependant largement menacé au Liban. Un déboisement excessif en vue d’utiliser son bois pour réchauffer les maisons ou à cause de l’émergence anarchiques de carrières ou de routes,  en plus d’un sur-pâturage non contrôlé dans les régions montagnardes, sont à l’origine de la réduction des forêts des grands genévriers au Liban. Afin d’assurer sa pérennité, l’association Mamlakit Al-Lezzeb a entamé des projets de reboisement dans la Beqaa, mais de longs efforts sont à entreprendre afin de compenser les grosses pertes de genévriers.

Enfin, profitons de cette belle image d’un grand genévrier prise à Karm el Moher dans les hauteurs de Denniyé, au Nord Liban, tout en vous souhaitant une excellente fin de semaine.

Par Marie-Josée Rizkallah

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité marche uniquement sur un ordinateur.

Cet article est disponible en Français

Article précédentDialogue de l’Orient et l’Occident au Château-Mercier à Sierre
Article suivantInauguration de Beit Jeddé – Mtein
Avatar
Marie-Josée Rizkallah est une artiste libanaise originaire de Deir-el-Qamar. Versée dans le domaine de l’écriture depuis l’enfance, elle est l’auteur de trois recueils de poèmes et possède des écrits dans plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans la presse nationale et internationale. Écrivain bénévole sur le média citoyen Libnanews depuis 2006, dont elle est également cofondatrice, profondément engagée dans la sauvegarde du patrimoine libanais et dans la promotion de l'identité et de l’héritage culturel du Liban, elle a fondé l'association I.C.H.T.A.R. (Identité.Culture.Histoire.Traditions.Arts.Racines) pour le Patrimoine Libanais dont elle est actuellement présidente. Elle défend également des causes nationales qui lui touchent au cœur, loin des équations politiques étriquées. Marie-Josée est également artiste peintre et iconographe de profession, et donne des cours et des conférences sur l'Histoire et la Théologie de l'Icône ainsi que l'Expression artistique. Pour plus de détails, visitez son site: mariejoseerizkallah.com son blog: mjliban.wordpress.com et la page FB d'ICHTAR : https://www.facebook.com/I.C.H.T.A.R.lb/

Répondre

Entrer votre commentaire
Votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.