Un consortium constitué de Total SA (France), ENI International B.V. (Italie) and JSC NOVATEK (Russie) a répondu aux derniers moments à l’appel d’offre lancé par les autorités libanaises pour les blocs 4, au large de la partie nord de la capitale libanaise et 9, à proximité des eaux territoriales israéliennes.

Le Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, César Abi Khalil a conclu, dans une conférence de presse qui s’est déroulé ce vendredi, que cet appel d’offre a été un succès, le Liban ayant été capable d’attirer des entreprises internationales possédant l’expertise nécessaire à l’exploitation de ressources gazières et ayant un accès aux marchés internationaux. Il a également souligné que l’Etat Hébreu a de son côté, dû reporté un appel d’offre similaire en raison de l’absence de réponses de telles companies.

51 entreprises avaient pourtant été préqualifiées pour concourir à cet appel d’offre. Pour l’heure, aucune explication n’est donnée sur l’absence de réponse de la majorité de celles-ci. Certaines sources évoquent les risques posés par l’exploration et l’exploitation de zones – notamment des blocs 9 et 10 – disputées entre le Liban et Israël. Le Liban avait cependant proposé la démarcation de ces zones en conformité des solutions de l’ONU. Cette démarche a été refusée par l’Etat Hébreu.

Les résultats seront transmis au Conseil des Ministres pour examiner au plus tard le 13 novembre 2017. Le Ministre de l’Energie a également indiqué que l’exploitation commerciale pourrait commencée dans les 5 à 6 ans à venir.