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Le Président de la République Emmanuel Macron s’en est vivement pris au journaliste du Figaro Georges Malbrunot à l’issue de sa conférence de presse qui s’est déroulée ce mardi à la Résidence des Pins à Beyrouth suite à la célébration du centenaire du Grand Liban.

Ce que vous avez fait là, compte-tenu de la sensibilité du sujet, compte tenu de ce que vous savez de l’Histoire de ce Pays, est irresponsable, pour la France, pour les intéressés ici et grave d’un point de vue déontologique.

Le Président de la république française Emmanuel Macron à Georges Malbrunot

Pour cause, son article l’article intitulé « Macron revient au Liban, face aux chefs de clan » publié par le quotidien français le jour de l’arrivée d’Emmanuel Macron dans le cadre des célébrations du centenaire de la proclamation de l’Etat du Grand Liban, selon lequel des hommes politiques locaux auraient ainsi exigé des commissions importantes, de l’ordre de 20% portant sur l’aide économique promise dans le cadre de la conférence CEDRE d’avril 2018.

Le président Macron face à Georges Malbrunot

Toujours selon l’article, étaient visés Gébran Bassil, Nabih Berri et Saad Hariri.

« S’ils persistent à ne rien faire, ils ne pourront plus se déplacer dans aucun pays de l’OCDE et que leurs avoirs à l’étranger, financiers et immobiliers, seront gelés, ça devrait porter, car il n’y a qu’en tapant au portefeuille qu’ils comprendront« , indiquait un expert anonyme au journaliste, avant de poursuivre, attaquant notamment l’entourage du Président de la République.

Ce n’est pas Michel Aoun qu’il faut sanctionner c’est le clan, avertit l’expert économique: Gebran Bassil, Mireille et Claudine (deux filles du président, NDLR), Sélim Jreissati (ex-ministre des Affaires présidentielles) et surtout Cedrus Bank, la banque de leur parti, le Courant patriotique libre (CPL), c’est là que sont tous les comptes de la famille Aoun».

La Banque Cedrus a publié un commentaire ce mercredi 2 septembre, démentant tout lien avec l’entourage présidentiel.

La banque précise que les personnes mentionnées par l’article n’ont aucun compte auprès de l’établissement ni un lien avec les investisseurs.

Cet article a pu compliquer la venue du Président Français au Liban qui s’était dernièrement très impliqué sur le dossier local notamment en faveur de la mise en place rapide d’un nouveau gouvernement afin que soient mises en place le plus rapidement possible des réformes nécessaires au déblocage de l’aide internationale.

Les Sanctions économiques évoquées mais pas à l’ordre du jour

Répondant aux questions des journalistes à l’issue de sa conférence, le chef de l’État français a abordé la question des sanctions économiques. Il a estimé devoir faire confiance à la classe politique.

« Si les hommes politiques ne sont pas au rendez-vous, soit cela n’a été passé et donc il n’y a pas d’aide », souligne le chef de l’état, restant ferme à ce sujet, avant de poursuivre indiquant qu’il s’agit enfin de compte d’un contrat. Il s’agira de comprendre ce qui s’est passé et d’attribuer les responsabilités politiques.

« Si il y a corruption ou encore des choix illégaux, les sanctions seront adoptées mais cela n’est pas la dynamique actuelle, note Emmanuel Macron. Cela peut cependant venir de manière ciblée« , avait-il menacé

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