L'ancien premier ministre Nagib Mikati
L'ancien premier ministre Nagib Mikati
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L’ancien Premier Ministre Nagib Mikati serait pressenti pour devenir le prochain premier ministre, indique la chaine de télévision LBCI, alors que les consultations parlementaires obligatoires pourraient débuter la semaine prochaine.

Pour rappel, Nagib Mikati a déjà été président du conseil à 2 reprises, d’avril à juillet 2005 et de juin 2011 à février 2014. 

Il est cependant accusé par la juge Ghada Aoun d’être impliqué dans des malversations financières. Elle avait ainsi mis en examen, le 23 octobre 2019, ce dernier, son fils Maher et son frère Taha ainsi que la Banque Audi pour s’être enrichi de manière illégale dans le cadre de prêts subventionnés par la Banque du Liban (BDL) à l’origine prévus pour les personnes aux moyens limités, une première au Liban. Ces derniers, ainsi que l’établissement bancaire dont il détient une partie des actions, avaient démenti toute implication et évoqué des accusations d’ordre politique.

Ils avaient alors réussi à obtenir des sanctions disciplinaires à l’encontre de la magistrate.

Hassan Diab a démissionné le 10 août 2020, suite à un bras-de-fer avec le président du parlement Nabih Berri au sujet de la responsabilité de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020. Quelques jours plus tôt, Hassan Diab avait évoqué la possibilité d’organiser des élections législatives anticipées

Tout comme son prédécesseur, le prochain premier ministre fera l’objet d’immenses pressions tant en interne en raison de la crise social économique que traverse le pays des cèdres mais également externes, avec le refus de la communauté internationale de débloquer une aide tant que les réformes économiques, monétaires ou encore financières ne sont pas mises en place, en raison des obstacles posés par une classe politique économique qui refuse ainsi de toucher à ses propres intérêts.

La principale mission sera en effet de débloquer les négociations avec le fonds monétaire international, des négociations jugées nécessaires à l’obtention de l’aide financière visant à relancer l’économie locale. Cependant, le déblocage de ces négociations est jugé difficile en raison du refus de certains intérêts, notamment à reconnaitre l’ampleur des pertes du secteur financier.

Le 31 août dernier, Mustapha Adib a été ainsi nommé à la veille de la visite du président français Emmanuel Macron. Cependant, sa mission à former un nouveau gouvernement a échoué suite à l’exigence par le Mouvement Amal principalement, soutenu par le Hezbollah, à maintenir son influence sur le ministère des finances, un ministère clé dans le cadre des prochaines réformes à mener.

Ce dernier a finalement jeté l’éponge, le 26 septembre dernier, faute d’avoir pu mener sa tâche.

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