Le pôle de l’opposition démocratique syrienne a proclamé son hostilité à l’agression tripartite occidentale contre la Syrie, considérant que cette opération, «hors cadre du Conseil de Sécurité, a signé l’acte de décès du Haut Comité des Négociations parrainé par les pétromonarchies et les Pays occidentaux», dans un communiqué parvenu lundi 16 avril 2018 à www.madaniya.info

Le pôle, qui regroupe plusieurs formations politiques démocratiques hostiles au régime baasiste, – mais sans attache financière ou militaire avec les pétromonarchies ou les puissances occidentales- a ironisé sur «le sursaut moral» des trois pays ocidentaux, estimant que cette agression répondait à «des considérations propres aux trois décideurs: Theresa May (RU), en pleine difficulté interne; Emmanuel Macron (France) dont la moitié du pays est en grève sur le plan ouvrier et étudiant; enfin Donald Trump (Etats-Unis) dont le bureau de son avocat a fait l’objet d’une perquisition».

Critique à l’égard de l’opposition off shore pro monarchique, le pôle déplore la présence d’une «opposition servile qui pâtit d’une abscence de vision, asservie aux intérêts de ses maîtres, contrainte de leur trouver des justificatifs à des faits injustifiables».

Observant que «l’opposition officielle représentée par le Haut Comité des Négociations est constituée d’un agrégat de contradictions et d’oppositions inconciliables, dont certains vont jusqu’à réclamer le bombardement de leur propre pays», le communiqué estime que «l’attaque tripartite a signé l’acte de décès du Haut Comité (…). Il préconise «la constitution d’une instance de négociations impliquant la participation des representants des forces patriotiques et démocratiques syriennes».

Le pôle a pointé du doigt le fait que cette agression est intervenue «une semaine après le raid israélien contre la Syrie, hors cadre du Conseil de Sécurité et à la veille de l‘arrivée à Damas d’une commission d’enquête internationale à propos de l’usage des armes chimiques dans le secteur d’Al Ghoutta», dans la banlieue de la capitale syrienne (…), les Etats Unis, le Royaume Uni et la France ont lancé plus d’une centaine de missiles guidées sur des objectifs ciblés dont le plus important, de l’aveu même du ministre français de la défense, est un centre de recherche scientifique», poursuit le communiqué.

«Le scénario du chimique a dépassé les limites de l’inimaginable dans une mise en scène d’une grande maladresse (…) La montagne a accouché d’une souris», conclut le communiqué

Le pôle a tenu son congrès fondateur les 15-17 Avril 2017. avec la participation des personnalités suivantes :

  • Sami Al Khiyami, ancien ambassadeur de Syrie au Royaume Uni, Observateur.
  • Habib Haddad, ancien dirigeant baasiste, exilé aux États-Unis.
  • Abjar Malloul, grande figure de la communauté assyrienne aux États Unis
  • Aref Dalila, ancien prisonnier politique sous le régime de Bachar Al Assad (10 ans de détention), professeur d’économie et membre de la Conférence de Riyad (opposition pro monarchique).
  • Louay Hussein, ancien prisonnier politique sous le régime de Hafez al Assad, Président du Courant Bina Al Daoula (Édification de l’État)
  • Marwan Habbach, ancien ministre, ancien prisonnier politique ayant passé 22 ans en prison sous le régime de Hafez Al Assad
  • Haytham Manna, Président du QAMH (Valeur, Citoyenneté et Droits)
  • Saleh Al Nabwani, ancien dirigeant de Comité de la Coordination national
  • Battar Al Chareh, coordinateur de Rassemblement pour la Dignité et les Droits
  • Issa Hanna, membre du comité directeur de l’Organisation Démocrate Assyrien
  • Majed Hebbo, responsable de QAMH en Europe, ancien prisonnier politique ayant passé 14 ans de prison sous le régime de Hafez Al Assad.
  • Noury Cheikhmous, opposant kurde, membre de comité préparatoire
  • Assef Daaboul, ancien officier et dirigeant du Parti Baas démocratique (aile gauche du parti), ancien prisonnier politique (12 ans de prison).
  • Akram al Akramy, dirigeant du Parti Baas démocratique (aile gauche du parti), ancien prisonnier politique (16 ans de détention).
  • Khaled Al Mahamid, Homme d’affaires, membre de la délégation de Riyad à Genève et coorganisateur de la conférence du Caire.
  • Hassan Nasser Faraj, QAMH France, stratégie défense et diplomatie
  • Essam Al Aoudat, Rassemblement pour la Dignité et les Droits
  • Rami Hussein, indépendant
  • Maram Daoud, militant de la société civile (QAMH Suisse)
  • Abdel Aziz Chahal
  • Ziad Abou Hamdane
A propos du pôle de l’opposition démocratique syrienne :

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