Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL) a écarté l’absence de dollars dans l’économie libanaise, estimant par ailleurs, que 3 milliards de dollars ont été retirés des banques libanaises mais seraient toujours présents au Pays des Cèdres.

Cette conférence de presse se passait alors qu’une importante manifestation avait lieu dans le périmètre de la Banque du Liban. Les protestataires, qui en sont à leur 26ème jour de manifestations, dénoncent la corruption de la classe politique dont ils exigent la démission, mais également la faillite de l’état dont ils rendent responsables les autorités économiques et monétaires. Ainsi, le gouverneur de la Banque du Liban a été, à plusieurs reprises, accusé d’avoir participé à la situation actuelle de crise économique

Le Liban, a-t-il, reconnu, passe par une importante crise incluant la crise politique qui a suivi la démission du gouvernement Hariri III. Il a rappelé que les taux d’intérêts ont augmenté de 3% dans la période qui a suivi la démission du Premier Ministre Saad Hariri, il y a 2 ans. Cependant, la crise économique, elle-même, estime-t-il serait à l’origine de la dégradation des conditions de vie au Liban.

Riad Salamé a écarté toute remise en cause de la politique « de protection » de la livre libanaise, allusion au maintien de la parité entre la devise locale et le dollar. Pour rappel, la surévaluation de la livre libanaise est l’un des facteurs ayant contribué à la hausse du taux de chômage notamment chez les jeunes.

Il a également reconnu que l’absence de dollars sur le marché impacte de manière importante l’économie libanaise qui reste dollarisée.

Le gouverneur a également écarté le Haircut ou décote qui était assez souvent mentionné ces derniers jours. Il indique que la Banque du Liban ne possède pas les outils juridiques nécessaires à ce que cette mesure soit prise. Il revient en effet au gouvernement et au parlement d’en décider.

Sur la sécurité des dépôts, elle serait assurée, indique Riad Salamé, qui a rendu publique la liste OFAC des banques principalement affectées par des retraits importants. Les mesures nécessaires pour protéger les dépôts des clients ont été également prises et la Banque du Liban a demandé aux banques privées de réétudier tous les crédits accordés à leurs clients et à suivre les chèques refusés par manque de fond.

Sur la question de la parité, le gouverneur de la Banque du Liban indique ne pas pouvoir contrôler les changeurs et indique que les rapports faisant état des dépôts des banques auprès la BDL sont faux. Il indique que les banques libanaises ont investi dans les secteurs publics et privés.

La Banque du Liban n’a pas l’intention, ni maintenant ni à l’avenir, de mettre en place une politique de contrôle de l’argent au Liban, estimant que le Pays des Cèdres dépend du libre échange monétaire.

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