Stop Plastique, l’association d’Eliane Eddé

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Pour la journée mondiale du nettoyage de la planète du 19 septembre 2020, il y a le nom d’une franco-libanaise de la région parisienne qui mérite d’être cité. C’est Eliane Eddé, mère de famille, entrepreneuse et femme d’affaires qui vit en France depuis 1987.
Depuis 2015, elle a décidé de s’orienter vers le monde associatif et finit par créer en 2018 et après mûre réflexion, son association française : « Stop Plastique ».
Pour mieux la connaître, car son engagement dans le respect de l’environnent mérite d’être salué, voici cette entrevue avec elle.


J.C.S.M. : Comment vous est venue l’idée de vous engager dans l’environnement et quel est l’objectif de votre association ?

E.E. : L’environnement est un sujet qui me tient à cœur, j’ai commencé à m’intéresser à cette cause quand les médias ont commencé à parler sérieusement du réchauffement climatique, donc j’ai eu l’idée de monter une association afin d’initier les citoyens et les prévenir du danger du plastique.

« STOP Plastique » est une association à but non lucratif, loi 1901, elle a été créée en France à Orgeval dans les Yvelines en Mars 2018. Depuis, nous avons élargi notre périmètre jusqu’à l’Internationale, des antennes ont été développées en France dans plusieurs villes, en Corse, au Liban, en Thaïlande, en Guinée et bientôt dans d’autres pays où nous sommes en pourparler.

Notre objectif est de sensibiliser les citoyens pour changer leur mode de vie en proposant des alternatives pour diminuer la consommation du plastique ou encore mieux, pour ne plus l’utiliser dans leur vie courante.

J.C.S.M. : Quels sont les moyens dont vous disposez actuellement pour parvenir à votre objectif ?

E.E. : Actuellement, nous œuvrons à travers des ateliers que nous organisons pour les jeunes dans les écoles une campagne de sensibilisation en leur donnant des conseils et faisant part de témoignages tout en démontrant le danger du plastique pour la santé et pour l’environnement.
Nous organisons aussi des conférences d’éveil dans des municipalités à travers des actions concrètes sur le terrain pour tout âge, comme le nettoyage et le ramassage du plastique, et aussi par des ateliers de fabrication des produits ménagers et cosmétiques.

Nous sommes en contact avec des politiciens et des scientifiques pour collaborer ensemble à la sensibilisation des fabricants, des magasins, afin de réduire drastiquement l’utilisation des produits plastiques et en proposant des solutions de remplacement par des matériaux inoffensifs à la planète.

J.C.S.M. : Quel mode de communication vous avez instauré entre tous ces pays, cité ci-dessus, qui ont fédéré à votre association ?

E.E. : Un représentant est désigné dans chaque pays, il travaille avec une équipe formée, qui autofinance ses dépenses de leurs activités si nécessaire.

Nous pilotons les équipes à distance en les aidant à créer des activités similaires à celles que nous menons en France avec d’autres actions aussi selon les besoins spécifiques de chaque antenne dans chaque pays.

J.C.S.M. : Comment vous financez toutes ces activités ?

E.E. : Actuellement, nous travaillons bénévolement, avec les cotisations des membres de notre associations et des petites aides afin de pouvoir subvenir à nos besoins immédiats et couvrir nos dépenses, tout en espérant avoir des dons et des subventions de l’état.

J.C.S.M. : Quelles sont les actions qui ont été effectuées en 2019 ?

E.E. : Le 19 Septembre, avec la Mairie d’Orgeval, et en partenariat avec « Word CleanUp Day » nous avons organisé une journée de ramassage de déchets, un atelier pour les enfants et un quizz pour petits et grands. La journée a eu beaucoup de succès, nous sommes prêts à recommencer plusieurs fois dans l’année.

En général, en France, courant l’année 2019, nous avons organisé un Pique-nique populaire sans plastique, un atelier d’éveil pour les enfants en partenariat avec « Word CleanUp Day » au Parc de l’Orangerie, une série de conférences, une visite du centre de Tri de Thiverval-Grignon et un atelier de fabrication de produits cosmétiques naturels.

Au Liban, nous avons rencontré Monsieur Fadi Jraissati, l’ex Ministre de l’environnement M. Ziad Baroud, ex Ministre de l’Intérieur, pour comprendre et évoquer les divers sujets concernant le plastique et aussi des ONG locales pour une éventuelle collaboration.

Nous avons signé un protocole d’accord avec 17 municipalités pour initiations et actions sur le terrain dont la fabrication et distribution de sacs en papier auprès des commerçants.
Nous avons aussi signé aussi un partenariat avec le Rotary Club de Beyrouth pour des actions communes.

Une Série de conférence avaient été prévues et organisées qui ont été, malheureusement reportées pour une date ultérieures vue les circonstances liées au COVID19.

Nos actions en Afrique et en Thaïlande étaient concentrées surtout sur le nettoyage des plages avec des réunion d’éveil pour les citoyens et des soirées à thèmes sans plastique.

J.C.S.M. : En dernier, quels sont vos projets pour 2020/20201 ?

E.E. : Nous envisageons de lancer un projet artistique avec le club de la jeunesse d’Orgeval, de contacter le département des Yvelines pour travailler en collaboration avec le département de l’Hérault avec qui nous sommes en relation étroite, pour une réalisation d’un « poisson glouton ». C’est une sorte d’une grande sculpture « design » qui sert de poubelle pour rassembler toutes les bouteilles en plastique. Pour ce projet, nous solliciterons les jeunes pour un concours de design de la sculpture.

Une action de ramassage des bouteilles en plastique par les jeunes contre en contrepartie de tickets de réduction qu’on collecterait chez les commerçants ou des billets pour un match de foot, de places de cinéma etc….

Une série de conférence qui est déjà prête. Nous fixerons les dates en fonction des disponibilités des salles et surtout s’adapter aux restrictions liées au Coronavirus.

Des ateliers de fabrication de produits cosmétiques et ménagers pour les femmes sont d’ores et déjà prévus ainsi que la mise en place dans les écoles d’un système de jeux écologiques afin de faire participer les écoliers et bien sûr réorganiser une seconde visite dans un centre de tri qui a eu beaucoup de succès l’année dernière.
Nous envisageons travailler en collaboration avec l’association Mon Liban d’Azur et les mairies des villes sur la Côte d’Azur pour le nettoyage des plages et d’autres actions à définir ensemble.

Jinane Chaker-Sultani Milelli





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