Source Photo: Pixabay
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Le juge Mohammed Mazeh du tribunal des affaires urgentes de la cour de justice de Tyr, à l’origine d’un jugement interdisant aux médias locaux et internationaux de publier les propos de l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban Dorothy Shea citant le traité de Vienne et considérant qu’il s’agit d’une ingérence dans les affaires domestiques du Pays des Cèdres, a démissionné.

Il avait été référé à l’inspection judiciaire.

Une controverse concernant les propos tenus par l’ambassadrice ont secoué le Liban ce weekend. Le juge Mohammed Mazeh du tribunal des affaires urgentes de Tyr avait menacé ce vendredi de poursuites judiciaires et de suspendre durant un an, tout média qui interviewerait l’Ambassadrice des Etats-Unis au Liban après que celle-ci avait estimé, au cours d’une interview diffusée par la chaine saoudienne Al Hadath ce vendredi, que le dirigeant du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah constituait une menace à la stabilité du Liban. Dorothy Shea avait également accusé le Hezbollah d’empêcher la mise en place des réformes économiques qui pourraient permettre au Liban de disposer d’une aide du Fonds Monétaire International et des autres pays donateurs.

Pour sa part, le Ministre des Affaires Etrangères Libanais Nassif Hitti a indiqué que “la liberté des médias et le droit à l’expression sont des droits sacrés”.

Convoquée par le ministre des Affaires Etrangères Nassif Hitti suite à des propos constituant selon certaines sources, une infraction au traité de Vienne suite à une ingérence dans les affaires internes, l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban a estimé que la page “de cette distraction malvenue est tournée”.

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