Le Palais de Justice de la ville de Beyrouth.
Le Palais de Justice de la ville de Beyrouth.

Les différents magistrats approchés par le ministre de la justice Henri Khoury en vue d’être nommés juge suppléant qui aura pour tâche de faire libérer les personnes détenues dans le cadre de l’enquête de l’explosion du Port de Beyrouth se seraient pour l’heure tous récusés.

Par un communiqué, le ministère de la justice a indiqué avoir obtenu “la lettre d’agrément du Conseil supérieur de la magistrature pour désigner un juge dans le dossier de l’explosion du port pour achever l’enquête judiciaire”. Le communiqué précise que le juge d’instruction Tarek Bitar dont l’enquête est actuellement suspendue suite au recours des différents anciens ministres qu’il souhaite interroger pourra récupérer le dossier une fois ces derniers examinés.

“Le ministre a commencé hier une prise en contact et communique avec un grand nombre de juges qui pourraient être nominés”, précise le même communiqué qui répond également aux critiques formulées par d’anciens ministres de la justice mais également le club des juges qui a publiquement désavoué cette initiative et cela en dépit aussi d’une plainte déposée par les familles des victimes à l’encontre du ministère.

De source médiatique, on indique que plusieurs juges dont Fadi Oneissi, Maroun Abu Joudeh, Nicolas Mansour et Samer Lisha ont déjà été approchés par le ministre de la justice. Ils auraient tous répondu pour le moment par la négative et refuseraient d’être nommés juge suppléant, certains s’interrogeant même sur la légalité de cette procédure dénoncée par les familles des victimes de l’explosion comme une nouvelle preuve flagrante de l’ingérence politique dans ce dossier tout aussi explosif au final que le drame du 4 août 2020.

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