Air France prévoit de reprendre ses vols directs entre Paris et Beyrouth à partir du samedi 26 septembre 2026, après plusieurs mois de perturbations liées à la situation sécuritaire au Proche et au Moyen-Orient. La compagnie française avait suspendu sa desserte du Liban dans le contexte du conflit régional et prolongé à plusieurs reprises cette interruption. Le retour annoncé d’Air France intervient alors que le trafic de l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth reste nettement inférieur à celui de 2025.
Air France prévoit son retour à Beyrouth samedi
La reprise des vols Air France vers le Liban est désormais prévue pour le samedi 26 septembre. La compagnie doit ainsi rétablir sa liaison avec Beyrouth après une longue période d’interruption.
Cette reprise reste toutefois liée à l’évolution des conditions de sécurité dans la région. Comme lors des précédentes interruptions, le programme peut être ajusté si la situation géopolitique ou les conditions de survol évoluent.
Air France suit en permanence la situation dans les territoires desservis et dans les espaces aériens empruntés par ses appareils. La compagnie place la sécurité de ses passagers et de ses équipages au centre de ses décisions concernant la reprise ou la suspension d’une destination.
Le rétablissement de Beyrouth ne signifie d’ailleurs pas un retour complet à la normale sur l’ensemble du réseau régional de la compagnie française. Air France maintient actuellement des restrictions sur certaines autres destinations du Moyen-Orient.
Les vols à destination et en provenance de Riyad doivent rester suspendus jusqu’au 28 septembre inclus. Ceux concernant Dubaï sont suspendus jusqu’au 13 octobre inclus. La desserte de Tel-Aviv fonctionne en revanche normalement selon les dernières informations disponibles.
La décision concernant Beyrouth constitue donc une évolution spécifique dans le programme régional d’Air France.
Transavia doit reprendre ses vols dès le 25 septembre
Le retour du groupe Air France-KLM au Liban doit commencer un jour plus tôt avec Transavia. La compagnie à bas coûts prévoit de reprendre ses liaisons avec Beyrouth le vendredi 25 septembre.
Les deux transporteurs rétabliraient ainsi leurs opérations vers le Liban à 24 heures d’intervalle : Transavia vendredi, puis Air France samedi.
Cette reprise est particulièrement importante pour les liaisons entre le Liban et la France. La France accueille une importante communauté libanaise et constitue l’un des principaux marchés européens pour les déplacements depuis et vers Beyrouth.
Paris joue également un rôle de plateforme de correspondance. Le retour d’Air France ne concerne donc pas uniquement les voyageurs dont la destination finale est la capitale française. Le réseau de Paris-Charles de Gaulle permet des correspondances vers de nombreuses destinations européennes et intercontinentales.
Le rétablissement des deux compagnies augmente par conséquent les possibilités de voyage entre le Liban et l’Europe après plusieurs mois marqués par une offre internationale réduite.
Une suspension prolongée depuis février 2026
La dernière longue interruption des liaisons du groupe avec Beyrouth avait commencé le 28 février 2026, dans le contexte d’une forte dégradation de la situation au Moyen-Orient.
Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran avaient alors provoqué d’importantes perturbations du trafic aérien régional. Plusieurs espaces aériens avaient été fermés ou soumis à des restrictions, obligeant les compagnies internationales à modifier leurs programmes et leurs itinéraires.
Air France avait notamment suspendu ses dessertes de Beyrouth, Tel-Aviv, Dubaï et Riyad. Dans son programme pour l’été 2026 publié en mars, la compagnie indiquait encore maintenir ces interruptions en raison de la crise régionale et des restrictions touchant certains espaces aériens.
La suspension concernant Beyrouth a ensuite été prolongée à plusieurs reprises.
En juillet, Air France avait de nouveau confirmé l’interruption de ses vols vers la capitale libanaise en raison de la situation sécuritaire. La compagnie indiquait alors que la reprise des opérations dépendrait d’une nouvelle évaluation des conditions sur le terrain.
Cette prudence explique les reports successifs observés au cours de l’année. Une date de reprise annoncée dans le transport aérien reste susceptible d’être modifiée rapidement lorsque la sécurité des opérations dépend directement de l’évolution d’un conflit.
La liaison Paris-Beyrouth régulièrement perturbée
La desserte du Liban par Air France a connu plusieurs interruptions depuis l’aggravation des tensions régionales en 2024.
La compagnie avait suspendu ses vols vers Beyrouth à la fin juillet 2024 face à l’escalade militaire au Proche-Orient. Plusieurs prolongations avaient suivi avant différentes phases de reprise.
Air France avait notamment rétabli sa liaison Paris-Beyrouth le 1er février 2025, avec cinq vols hebdomadaires annoncés à cette période. Le retour de la compagnie avait alors constitué l’un des signes d’une normalisation progressive de la desserte internationale du Liban.
L’année 2026 a de nouveau interrompu cette dynamique.
Ces suspensions successives illustrent la dépendance du trafic aérien libanais à la situation sécuritaire régionale. Les compagnies internationales prennent en compte non seulement les conditions au Liban, mais aussi celles des espaces aériens traversés par leurs appareils.
La fermeture d’un espace aérien ou une hausse du risque sur certains itinéraires peut imposer des détours, augmenter la durée des vols et les coûts ou conduire à une suspension complète.
Un retour attendu alors que le trafic aérien recule
La reprise prochaine d’Air France intervient dans un contexte difficile pour l’aéroport international Rafic Hariri.
Entre janvier et août 2026, 3 581 861 voyageurs ont été enregistrés, soit une baisse de 24,17 % par rapport à la même période de 2025.
Les arrivées ont atteint 1 814 097 passagers sur huit mois, en recul de 26,57 % sur un an. Les départs se sont élevés à 1 766 630 voyageurs, soit une baisse de 21,54 %.
L’été a néanmoins apporté une amélioration. En août, l’aéroport de Beyrouth a enregistré 835 903 passagers. L’activité a progressé de 15,78 % par rapport à juillet.
Le trafic d’août restait toutefois inférieur de 10,04 % à celui du même mois de 2025. Cette différence montre que la reprise estivale n’a pas encore compensé les perturbations accumulées depuis le début de l’année.
Le retour d’une grande compagnie européenne comme Air France peut contribuer à restaurer progressivement l’offre de sièges vers le Liban. Son effet dépendra toutefois des fréquences effectivement programmées et surtout de la stabilité de la desserte au cours des prochaines semaines.
Le retour des compagnies étrangères reste progressif
La situation de l’aviation au Moyen-Orient demeure contrastée. Depuis les perturbations majeures du début de 2026, plusieurs compagnies ont progressivement rétabli certaines liaisons, tandis que d’autres maintiennent des suspensions vers des destinations jugées plus sensibles.
Les décisions ne sont pas uniformes. Chaque transporteur procède à sa propre évaluation des risques en tenant compte des recommandations des autorités, des conditions de survol, des assurances et de la sécurité des équipages.
Le retour d’Air France à Beyrouth doit donc être replacé dans ce mouvement progressif plutôt que dans une normalisation générale et immédiate du trafic régional.
Pour le Liban, la continuité des liaisons internationales constitue un enjeu particulièrement important. Le pays dépend largement du transport aérien pour ses déplacements internationaux de passagers. Les liaisons terrestres offrent peu d’alternatives et le transport maritime ne constitue pas un substitut comparable pour les voyageurs.
La présence des grandes compagnies étrangères joue aussi sur les possibilités de correspondance. Elle élargit les choix disponibles pour les voyageurs et augmente les capacités entre Beyrouth et les grands hubs internationaux.
Une reprise encore conditionnée à la situation régionale
À deux jours de la date annoncée, le rétablissement de la liaison Paris-Beyrouth constitue donc le principal changement dans le programme d’Air France concernant le Liban.
Les voyageurs concernés par les précédentes annulations ont été contactés individuellement par la compagnie. Des possibilités de modification ou de report ont également accompagné les périodes de suspension.
Pour les passagers ayant réservé un voyage dans les prochains jours, la vérification du statut du vol reste nécessaire avant le départ. Les programmes peuvent encore évoluer rapidement en fonction des conditions opérationnelles et sécuritaires.
Si le calendrier annoncé est maintenu, Transavia doit ouvrir cette nouvelle phase vendredi 25 septembre, avant le retour d’Air France à Beyrouth le samedi 26 septembre. La continuité de ces vols au-delà de leur reprise constituera désormais le principal indicateur d’une stabilisation durable de la liaison entre la France et le Liban.



