Il est jeune, il a une chevelure de lion et l’envie de faire les choses comme il l’entend, c’est-à-dire en ligne avec le vivant et le respect de la planète. Nizar Haddad, la trentaine, diplômé de l’ALBA il y a sept ans environ se positionne par  son projet pilote baptisé  Lifehaus –  clin d’œil au Bauhaus –  comme précurseur au Liban d’un courant d’architecture durable.

 Du moins espère-t-il par ce projet y intéresser d’autres architectes et éventuellement promoteurs. Sur 130 mètres carré, ce passionné d’écologie construit sa maison complètement écolo sur un terrain difficile, en terrasses, à Baskinta au cœur d’une nature riche et dense. Apres avoir travaillé sur différents projets pour le compte de promoteurs, pour la plupart du temps insensibles aux arguments écolo, les notions de coût et de rentabilité immédiats continuant à primer, il choisit de se lancer dans son propre projet pour y montrer sa façon de voir les choses et de les vivre. Il n’a pas envie d’être en « mode survie, comme tout le monde au Liban » ; il a envie d’un autre mode et il se projette.  Le Lifehaus qui devrait être achevé vers fin Octobre, en est l’incarnation. La maison qui ressemble à une maison de Schtroumpf avec son toit arrondi en chaume blanche et sa vitre circulaire offre une perspective autre.

Le projet se veut auto-suffisant, conçu pour réduire la consommation en carbone et faisant appel à des matériaux locaux, naturels et récupérés, et à des techniques ancestrales, tout en procurant un niveau de confort moderne. Et le coût n’est pas plus cher que pour une maison conventionnelle, explique le bâtisseur visionnaire. « Ce n’est pas un truc de hippies, ni de bobos, ça fonctionne ca concernent toutes les classes sociales» fait-il remarquer. Lifehaus est une alternative non conventionnelle à ce qui se fait actuellement, jalouse de la préservation de l’environnement et invitant à un mode de vie conscient.

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Article paru dans Magazine, le Mensuel, avec l’aimable autorisation de son auteur

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Consultante et journaliste, avec une prédilection pour l’économie créative et digitale, l’entrepreneuriat social, le développement durable, l’innovation scientifique et écologique, l’édition, les medias et la communication, le patrimoine, l’art et la culture. Economiste de formation, IEP Paris ; anciennement banquière d’affaires (fusions et acquisitions, Paris, Beyrouth), son activité de consulting est surtout orientée à faire le lien entre l’idée et sa réalisation, le créatif et le socio-économique; l’Est et l’Ouest. Animée par l’humain, la curiosité du monde. Habitée par l’écriture, la littérature, la créativité et la nature. Le Liban, tout ce qui y brasse et inspire, irrigue ses écrits. Ses rubriques de Bloggeur dans l’Agenda Culturel et dans Mondoblog-RFI ainsi que ses contributions dans différentes publications - l’Orient le Jour, l’Officiel Levant, l’Orient Littéraire, Papers of Dialogue, World Environment, etc - et ses textes plus littéraires et intimistes disent le pays sous une forme ou une autre. Son texte La Vierge Noire de Montserrat a été primé au concours de nouvelles du Forum Femmes Méditerranée.