Pour l’heure, les autorités publiques donnent l’impression qu’on en est à gagner du temps. On est tous dans l’attente de la déclaration gouvernementale pour savoir à quoi s’en tenir sur le plan économique.

Mais jusqu’à présent, le premier ministre indique “qu’il n’y a pas une solution”, en effet, puisqu’il faut un mixe de solutions afin de mitiger les effets négatifs de chacune d’entre elles. Ils écartent pour l’heure, la dévaluation alors que celle-ci s’est déjà produite en réalité, ils écartent une décote des dépôts en banque, ce qui semblait être pourtant la solution privilégiée jusqu’à présent et ils écartent, pour l’heure le recours au FMI. Bref, ils écartent, pour l’heure, toutes les solutions, pensant peut-être essayer des choses déjà tentées sans fort succès, une politique d’austérité ou la lutte contre la corruption dont on a déjà vu les résultats pour le gouvernement précédent, c’est à dire RIEN. La culture de corruption est déjà tellement présente dans les administrations publiques que même des ministres honnêtes et montrant leur bonne volonté, ne pourraient y faire si on ne change pas déjà les hauts fonctionnaires présents au sein de ces mêmes administrations, ce qui serait une véritable révolution en la matière.

Or, le Monde des Affaires, le Monde du Travail et le Monde Financier ont horreur du vide et de l’inconnu.

On dirait donc que le temps est suspendu aux annonces de la commission interministérielle en charge de rédiger la déclaration gouvernementale. 

Cependant, vu la gravité de la situation, vu le manque de confiance de la population vis-à-vis non seulement des autorités politiques, publiques mais aussi financières et monétaires, ce débat ne doit pas être circonscrit aux seuls représentants de ces autorités et à ceux représentant des intérêts économiques. Il convient aussi d’inviter “la société civile” à ce débat, la Grande Absente actuelle. Ce ne sont ni les syndicalistes noyautés au Liban par les partis, ni les banques dont les actionnaires sont souvent liés à des hommes politiques, etc… qui la représentent.

Après tout, c’est d’elle qu’incombera d’accorder ou non, la confiance envers les nouvelles autorités et non le parlement au final, vu les enjeux actuels: 

Le parlement votera certainement la confiance sur le papier mais vus les enjeux actuels, ce sont par les investissements privés qu’on sera capable ou non de relancer notre économie. Ce sera aussi elle qui jugera la réalité des réformes et elle pourrait également recourir à nouveau à la rue, le cas échéant, s’il y a notamment défaut avec les conséquences que cela implique. 

Les autorités continuent à bénéficier d’une période de grâce, mais nous ne disposons pas de 2 ou 3 mois mais de quelques jours et ce ne sont pas avec des mots couchés sur un papier, que cela pourrait changer la gravité de la situation mais avec des actes qu’on attend toujours.

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