Le Liban, un pays aujourd’hui en déclin mais avec certaines opportunités
Le Liban peine à attirer les investissements étrangers, avec une crise économique profonde et une instabilité politique qui effraient les investisseurs. La corruption, les restrictions bancaires et le manque d’infrastructures freinent le retour des capitaux. Pourtant, des secteurs comme les énergies renouvelables et le numérique offrent encore des opportunités. Pour relancer les IDE, des réformes sont indispensables, notamment sur la stabilité monétaire, la transparence financière et l’amélioration du climat des affaires.
Focus: Le système fiscal libanais est-il viable à long terme ?
Le système fiscal libanais est à bout de souffle, incapable de générer des revenus suffisants pour financer les services publics. L’évasion fiscale, la dépendance aux taxes indirectes et le manque de transparence aggravent la crise. Les réformes exigées par le FMI restent bloquées par des intérêts politiques. Sans une transformation profonde, l’État restera en faillite, incapable d’assurer une stabilité financière durable.
Sanctions américaines contre un réseau pétrolier finançant l’armée iranienne et le Hezbollah
Les États-Unis ont sanctionné un réseau international facilitant l’exportation de pétrole iranien, générant des centaines de millions de dollars pour financer l’armée iranienne et ses alliés. La société Sepehr Energy et plusieurs navires ont été identifiés comme acteurs clés de cette contrebande. L’administration Biden intensifie la pression économique pour bloquer les flux financiers de Téhéran, ciblant des entreprises en Chine, en Inde et aux Émirats arabes unis impliquées dans cette chaîne d’approvisionnement.
Affrontements sanglants à la frontière libano-syrienne : une guerre d’influence en cours
Des affrontements violents ont éclaté à la frontière entre le Liban et la Syrie entre des clans libanais et Hayat Tahrir al-Sham (HTS), causant plusieurs morts et blessés. Ces combats s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes, alors que la nouvelle administration syrienne cherche à sécuriser ses frontières et à mettre fin à la contrebande vers le Hezbollah. La rencontre entre Najib Mikati et Ahmad al-Sharaa à Damas marque une rupture stratégique majeure dans les relations entre les deux pays.
Liban : La formation du gouvernement de Nawaf Salam avortée à la dernière minute
Alors que la formation du gouvernement Nawaf Salam était annoncée comme imminente, les négociations ont échoué à la dernière minute en raison d’un blocage sur le cinquième portefeuille chiite. Nawaf Salam et le président Joseph Aoun ont quitté le palais présidentiel sans déclaration, laissant le Liban dans une impasse politique totale. Sans gouvernement fonctionnel depuis la démission de Mikati, le pays s’enlise davantage dans la crise institutionnelle et économique.
FocusLiban: L’impact de la crise économique sur la population
La crise économique libanaise a creusé des inégalités alarmantes, plongeant la majorité de la population dans la précarité tandis qu’une élite privilégiée contourne les difficultés grâce aux devises étrangères. L’exode des jeunes et des familles s’accélère, menaçant l’avenir du pays. Face à une inflation incontrôlable, une pauvreté grandissante et l’inaction du gouvernement, le désespoir s’intensifie, alimentant les tensions sociales et l’instabilité. Sans réformes structurelles et soutien international, le Liban risque un effondrement total.
Ghassan Hasbani fixe les conditions d’un gouvernement réformateur
Alors que le gouvernement Nawaf Salam est sur le point d’être formé, Ghassan Hasbani fixe les conditions que ce cabinet devra respecter pour obtenir le soutien des forces souverainistes. Il réclame un engagement clair en faveur de la souveraineté de l’État, une indépendance des réformes, une équipe ministérielle compétente et un équilibre politique stable. La formation du gouvernement est attendue sous peu, mais reste suspendue aux derniers arbitrages politiques.
Gaza : Trump recule après un tollé mondial sur son projet de contrôle américain
Donald Trump a déclenché une tempête diplomatique en annonçant un projet de prise de contrôle de Gaza par les États-Unis. L’ONU et plusieurs pays arabes dénoncent une tentative de déplacement forcé des Palestiniens, assimilable à un nettoyage ethnique. Face aux critiques, l’administration Trump tente de nuancer son discours. Pendant ce temps, la communauté arabo-américaine exprime son inquiétude, tandis que certains alliés de Trump commencent à prendre leurs distances.
Israël organise « le départ volontaire » des Gazaouis
Israël a annoncé des préparatifs pour la relocalisation de Palestiniens hors de Gaza, une initiative controversée qui suscite l’opposition de la communauté internationale. L’ONU et plusieurs pays arabes rejettent ce projet, évoquant un risque de nettoyage ethnique et une menace pour la stabilité régionale. En coulisses, l’Égypte mène une intense campagne diplomatique pour empêcher cette relocalisation. Pendant ce temps, l’administration Trump tente de tempérer ses propos face aux critiques croissantes.
L’ONU met en garde contre une instabilité prolongée au Liban
L’ONU a mis en garde contre une instabilité prolongée au Liban, estimant que le blocage de la formation du gouvernement aggrave la crise économique et menace la stabilité régionale. Un rapport présenté hier au Conseil de sécurité alerte sur les risques sociaux et sécuritaires, et exhorte les dirigeants libanais à agir rapidement. Des sanctions internationales contre les responsables du blocage pourraient être envisagées si la situation ne s’améliore pas.
« Nos exigences ne sont pas négociables » (Mohammed Raad)
Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah, a affirmé hier que les exigences du parti "ne sont pas négociables". Alors que Nawaf Salam refuse d’intégrer un ministre chiite imposé par Hezbollah-Amal, le parti de Hassan Nasrallah prévient que "ce gouvernement ne verra pas le jour sans notre accord". Face à cette impasse, les partenaires internationaux, dont la France et le Qatar, tentent en vain de trouver une issue.
Nabih Berri : « Sans nous, aucun gouvernement ne verra le jour »
Nabih Berri a refusé de se rendre à Baabda hier, envoyant un signal fort : sans l’aval du tandem chiite, aucun gouvernement ne sera validé. Face au refus de Nawaf Salam d’accepter un ministre imposé par Hezbollah-Amal, le président du Parlement mise sur l’usure politique pour obtenir gain de cause. Pendant que les négociations stagnent, la communauté internationale tente une médiation, mais les perspectives de compromis restent faibles.
Le Liban face à une nouvelle vacance gouvernementale : un enlisement inquiétant
Le Liban fait face à une nouvelle impasse gouvernementale après l’échec de Nawaf Salam à annoncer son cabinet hier. Les tensions politiques, notamment sur le cinquième ministre chiite et le ministère de l’Énergie, ont conduit à une paralysie totale. Tandis que Nabih Berri refuse d’approuver le gouvernement, la communauté internationale, notamment la France et le Qatar, s’inquiète d’un blocage prolongé qui mettrait en péril l’aide financière attendue.
Les Forces libanaises et la bataille pour l’Énergie : pourquoi ce ministère est-il stratégique...
La bataille pour le ministère de l’Énergie entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre (CPL) complique la formation du gouvernement libanais. Gebran Bassil refuse de céder ce portefeuille stratégique, tandis que Nawaf Salam cherche une solution de compromis. En pleine crise énergétique, les enjeux sont majeurs, et cette confrontation politique risque de retarder encore l’annonce du gouvernement, dans un pays déjà plongé dans l’obscurité.




















